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Points clés à retenir
- Métier réglementé : impossible d’enseigner l’équitation contre rémunération sans un diplôme comme le BPJEPS.
- Salaire débutant : autour de 1 868 à 1 900 € bruts par mois, avec des variations selon la structure et la saison.
- Journée polyvalente : soins aux chevaux, cours, sécurité, accueil et organisation rythment le quotidien.
- Spécialisations : équi-handi, tourisme équestre et équicoaching permettent de faire évoluer sa carrière.
Vous imaginez déjà le bruit des sabots et l’odeur du foin ? Devenir monitrice d’équitation demande bien plus qu’une passion du cheval : un diplôme solide, des compétences pédagogiques et une vraie connaissance du terrain. Ce guide répond aux questions concrètes sur les missions, le salaire, la formation et les possibilités d’évolution.
Monitrice d’équitation : un métier d’enseignement et de passion
Une monitrice d’équitation est avant tout une éducatrice sportive spécialisée dans les activités équestres. Son rôle ne se limite pas à faire tourner des poneys en manège : elle initie les débutants, prépare les cavaliers confirmés aux galops et les accompagne en saut d’obstacles ou en dressage.
La pédagogie occupe une place centrale. Un bon cours se prépare, se structure et s’ajuste selon les réactions du groupe et des chevaux. Le savoir-faire équestre ne suffit pas : il faut aussi savoir transmettre.
En bref : la monitrice d’équitation est une éducatrice sportive diplômée, chargée d’enseigner l’équitation et d’assurer la sécurité des cavaliers.
Sur le terrain, cela se traduit par des séances de travail à pied, des exercices de longe, des parcours d’obstacles et des reprises de dressage. La monitrice observe, corrige, encourage et sécurise, en recherchant le bon équilibre entre exigence et bienveillance.

Quelles sont les missions d’une monitrice d’équitation au quotidien ?
Le premier réflexe d’une monitrice, le matin, est d’aller voir les chevaux avant d’ouvrir les écuries aux cavaliers. La cavalerie est un équipement vivant : un cheval qui boite, une plaie sur un membre ou un filet mal ajusté peuvent transformer une séance en problème de sécurité.
Préparer la cavalerie avant les premiers cours
La journée commence par le pansage, la vérification des membres, le curage des pieds et la distribution des rations. Chaque cheval est inspecté : température, appétit et état général. Ensuite viennent les selles ou les harnais, selon les séances prévues.
| Moment de la journée | Tâche principale | Compétence clé |
|---|---|---|
| Matin | Pansage, soins, vérification de la cavalerie | Observation |
| Journée | Cours, progression, préparation aux galops | Pédagogie |
| Fin de journée | Bilan, accueil, commandes de fourrage | Organisation |
Enseigner les trois allures aux débutants
Le cours débutant est un moment clé. La monitrice apprend aux élèves à s’installer sur un poney, à tenir les rênes et à diriger. Le pas, le trot, puis le galop : chaque allure s’acquiert par étapes. Les débutants progressent lorsqu’ils sont rassurés et qu’ils comprennent les consignes.
Encadrer les cavaliers confirmés et la sécurité
Avec les cavaliers confirmés, le travail change de nature. Il ne s’agit plus d’initier, mais de perfectionner une posture, une approche d’obstacle ou une transition. La monitrice prépare ses élèves aux galops, au CSO ou au dressage.
La sécurité reste une préoccupation permanente : port de la bombe, réglage des étriers, distance entre les chevaux et adaptation du niveau des exercices. La discipline se construit dans la clarté et la répétition.
« Si tu ne respectes pas le cheval, il te le fait payer. » Cette règle simple résume une grande partie de la responsabilité du métier.

Quelles qualités faut-il pour devenir une bonne monitrice d’équitation ?
La technique équestre s’apprend. La patience se travaille. Les qualités pour être un bon moniteur d’équitation ne sont pas uniquement physiques : les très bons cavaliers ne sont pas toujours les meilleurs pédagogues.
- Pédagogue : savoir expliquer, reformuler et corriger sans décourager.
- Rassurante : créer de la confiance avec les chevaux et les cavaliers.
- Vigilante : observer la moindre tension dans un groupe.
- Polyvalente : passer du baby-poney à la compétition.
- Passionnée : entretenir sa pratique et ses connaissances.
- À l’aise avec le public : travailler avec les parents, les groupes et les partenaires.
Le meilleur moniteur est celui qui met le cheval au centre. La compétence technique vient avec les années, mais le respect de l’animal ne se négocie pas.
Comment devenir monitrice d’équitation ? Diplômes et formations
- Le diplôme requis est le BPJEPS éducateur sportif, mention activités équestres.
- La mention « équitation » est le parcours le plus adapté à l’enseignement en club.
- Le diplôme propose cinq mentions : équitation, attelage, équitation western, tourisme équestre, équitation de tradition et de travail.
- Sans qualification adaptée, l’enseignement de l’équitation contre rémunération n’est pas autorisé.
Le BPJEPS, le diplôme clé du métier
La voie la plus directe est le BPJEPS. L’accès se fait sur sélection, avec des tests équestres et un entretien selon les organismes. La formation alterne apports théoriques et stages pratiques, autour de l’encadrement, de la sécurité, de la pédagogie et de la gestion d’un groupe.
Des adultes en reconversion peuvent aussi suivre ce parcours en formation continue. Le financement dépend de la situation de chaque candidat et des dispositifs mobilisables.
Les 5 mentions de la formation
| Mention | Usage principal |
|---|---|
| Équitation | Enseignement classique en club |
| Attelage | Meneurs et chevaux attelés |
| Équitation western | Pratique western et travail du bétail |
| Tourisme équestre | Balades, randonnées et activités de pleine nature |
| Équitation de tradition et de travail | Pratiques rurales et patrimoine |
Et après ? Spécialisations et évolutions possibles
Après le diplôme, il est possible de passer des diplômes fédéraux, de poursuivre vers le DEJEPS pour l’encadrement de haut niveau, de se tourner vers l’équicoaching, la formation de futurs professionnels ou la création d’une structure.
Attention : le métier est réglementé. La sécurité des cavaliers et des chevaux impose une qualification professionnelle adaptée.
Salaire d’une monitrice d’équitation : combien gagne-t-elle en 2026 ?
Les revenus sont variables selon le contrat, la structure, le volume horaire et la saison. Les montants indicatifs relevés dans l’article source sont d’environ 1 900 € bruts mensuels en début de carrière selon le CIDJ et 1 868 € bruts selon l’Onisep.
Une monitrice à temps partiel dans un petit centre équestre ne perçoit pas le même revenu qu’une salariée expérimentée d’une grosse structure. Le salaire de monitrice d’équitation dépend aussi de la région, du nombre d’heures et de la saison.
| Source | Salaire débutant | Année | Conditions |
|---|---|---|---|
| CIDJ | 1 900 € bruts/mois | 2024 | Variable selon structure, saison et temps de travail |
| Onisep | 1 868 € bruts/mois | Consulté en 2026 | Selon grille conventionnelle, temps partiel fréquent |
Le temps de travail est souvent haché : cours du soir, week-ends et vacances scolaires. En saison, les heures s’enchaînent ; l’hiver, le rythme peut retomber. Cette saisonnalité complique le calcul du salaire annuel.
Conseil : avant de signer un contrat, vérifiez les grilles de la convention collective du sport et les accords applicables dans l’entreprise.
Se spécialiser après le diplôme : équi-handi, tourisme équestre, équicoaching
Le BPJEPS ouvre la porte, mais ne ferme pas les possibilités. De nombreuses monitrices se spécialisent afin d’enrichir leur carrière et d’élargir leur public.
Enseigner aux cavaliers en situation de handicap
L’équi-handi demande une formation complémentaire et une capacité à accueillir des cavaliers ayant des troubles moteurs, cognitifs ou psychiques. Le cheval devient alors un médiateur et un partenaire d’apprentissage.
S’orienter vers le tourisme équestre
Randonnées sur plusieurs jours, étapes en gîte et découverte d’un territoire à cheval : le tourisme équestre permet de proposer d’autres activités. Cette orientation est un atout dans les structures d’accueil et les régions touristiques.
Créer sa structure ou devenir formateur
Après quelques années d’expérience, une monitrice peut créer son centre équestre ou devenir formatrice dans un organisme de BPJEPS. Ces voies impliquent toutefois une vraie maîtrise de la gestion, du financement et de l’organisation.
Débouchés : où travaille une monitrice d’équitation ?
Le centre équestre reste le premier employeur, mais les débouchés sont plus variés qu’on ne le pense.
- Centre équestre et poney-club : cours, stages et préparation aux galops.
- Manège couvert : animation des séances et travail de l’école.
- Association sportive : animation et compétition amateur.
- Structure de tourisme équestre : randonnées, hébergement et convoyage.
- Structure spécialisée en équi-handi.
Le statut d’indépendante est envisageable sous conditions, notamment avec une qualification, une assurance responsabilité civile et les déclarations nécessaires. Les revenus dépendent alors du nombre de clients et de la zone d’activité.
| Statut | Avantages | Contraintes |
|---|---|---|
| Salariée en centre équestre | Contrat stable, convention collective | Temps partiel, amplitude horaire large |
| Saisonnière | Souplesse, travail en été | Revenus irréguliers |
| Indépendante | Liberté, séances privées, diversification | Démarches déclaratives, revenus variables |
| Exploitante ou gérante | Indépendance, création de projet | Gestion administrative, investissement lourd |
Questions fréquentes
Peut-on devenir monitrice d’équitation sans diplôme ?
Non. L’enseignement de l’équitation contre rémunération est réglementé : il faut disposer d’un diplôme professionnel adapté, comme le BPJEPS éducateur sportif mention activités équestres.
Quel est le salaire d’une monitrice d’équitation débutante ?
Les chiffres cités dans cet article se situent autour de 1 868 à 1 900 € bruts mensuels. Le salaire varie selon la structure, le temps de travail et la saisonnalité.
Quelle différence entre BEES et BPJEPS équitation ?
Le BEES est l’ancien diplôme de référence. Le BPJEPS est aujourd’hui le diplôme professionnel central pour l’encadrement des activités équestres.
Quelle formation pour être monitrice d’équitation ?
La voie principale est le BPJEPS éducateur sportif mention activités équestres. Les modalités d’entrée et les financements varient selon le centre de formation et le profil du candidat.
Une monitrice d’équitation travaille-t-elle le week-end ?
Oui. Les cours sont souvent organisés en fin de journée, le week-end et pendant les vacances scolaires, avec un rythme plus intense en saison.
Quelles qualités sont nécessaires pour exercer ce métier ?
Il faut être pédagogue, rassurante, attentive à la sécurité, polyvalente et capable de s’adapter à différents publics.
Peut-on se spécialiser dans l’équitation adaptée au handicap ?
Oui. L’équi-handi fait partie des spécialisations possibles après la formation initiale, sous réserve de suivre les formations et dispositifs appropriés.
Comment financer une reconversion de monitrice d’équitation ?
Selon votre situation, le CPF, France Travail, la région ou votre employeur peuvent proposer des dispositifs. Un conseiller en évolution professionnelle peut aider à monter le dossier.
Bref, un métier qui se construit chaque jour
Le quotidien d’une monitrice d’équitation est exigeant, réglementé, avec des salaires de départ modestes et des horaires étendus. C’est aussi un métier où chaque cheval a son caractère et chaque cavalier sa progression.
Pour réussir, il faut le diplôme, la pédagogie, le respect de l’animal et une bonne dose d’humilité. La satisfaction de voir un élève galoper pour la première fois reste une récompense à part.

Passionné d’équitation depuis plus de 25 ans, ancien agriculteur du Sud-Ouest ayant grandi entouré de chevaux de trait. Spécialisé en attelage mais cavalier polyvalent, j’ai troqué les concours pour la transmission. Sur AttelageTarnais, je partage ma passion pour le monde équestre dans toute sa diversité : attelage, équitation de loisir, traditions rurales.
