Entretenir un cheval : temps, finances, santé

Entretenir un cheval dépasse les rêves d’évasion : c’est un engagement exigeant en temps, finances et attention quotidienne. Outre les soins physiologiques essentiels — alimentation équilibrée, accès à l’eau fraîche, environnement sécurisé —, les propriétaires doivent gérer des responsabilités légales, prévenir les risques sanitaires et adapter les routines à ses besoins mentaux, en veillant à une hygiène rigoureuse et une surveillance constante de sa santé. Entre les coûts imprévus, les urgences vétérinaires et les erreurs à éviter, cet article dévoile les secrets pour garantir un bien-être optimal, physique et psychologique, tout en maîtrisant un budget souvent sous-estimé.

  1. Entretenir un cheval : un engagement quotidien au-delà de la passion
  2. L’alimentation : le pilier fondamental pour un cheval en bonne santé
  3. Un lieu de vie adapté : comment garantir confort, sécurité et bien-être
  4. Les soins quotidiens et le suivi santé : la prévention comme maître-mot
  5. Le budget pour entretenir un cheval : décryptage des coûts réels

Entretenir un cheval : un engagement quotidien au-delà de la passion

L’engagement en temps : une présence indispensable chaque jour

Prendre soin d’un cheval exige un investissement quotidien. En moyenne, 15 à 20 minutes par jour sont nécessaires pour vérifier l’eau, distribuer la nourriture, nettoyer le box et surveiller l’état de santé. Ce temps double en hiver, où il faut gérer le froid, les crottins et la qualité de la litière.

Les absences prolongées ne sont pas compatibles avec cet engagement. Un remplaçant compétent doit être prévu pour les vacances ou imprévus. Sans cela, la santé physique et mentale du cheval se dégrade rapidement, avec des conséquences irréversibles.

Les variations saisonnières influencent le temps consacré : en été, 0 à 15 minutes suffisent si l’eau est automatisée, mais des ajustements de clôtures restent nécessaires. En automne, 15 à 20 minutes matin et soir deviennent obligatoires pour gérer les risques liés aux graines toxiques. Ces variations montrent que l’entretien s’adapte aux conditions météorologiques.

En France, tout cheval doit être identifié via la puce électronique et enregistré dans le système SIRE. Le propriétaire est légalement responsable du bien-être de l’animal. Un défaut de soins peut entraîner des poursuites pour négligence, avec des amendes ou sanctions pénales.

L’assurance RCPE (Responsabilité Civile Propriétaire d’Équidé) est fortement recommandée. Elle couvre les dommages causés à des tiers par le cheval, qu’il s’agisse de blessures ou de dégâts matériels. Sans cette protection, les frais de réparation peuvent atteindre des montants considérables.

Le cadre légal inclut aussi des obligations administratives strictes. Le lieu de détention doit être déclaré à l’IFCE avant l’arrivée du cheval, avec un numéro unique attribué par site. Tout changement de propriétaire ou d’adresse se déclare en 30 jours. Le détenteur doit justifier d’une formation ou d’un certificat attestant de ses connaissances équines.

Les risques d’un mauvais entretien : bien plus qu’une question d’apparence

Négliger l’entretien quotidien expose le cheval à des pathologies graves. Par exemple, 85 % des équidés développent des problèmes de sabots liés à un entretien insuffisant. La fourbure, inflammation douloureuse des sabots, est souvent déclenchée par une alimentation inadaptée ou un manque d’exercice.

Les infections respiratoires, coliques et pathologies chroniques se développent dans des environnements insalubres. Sans curage quotidien des sabots ou une litière propre, des abcès douloureux peuvent apparaître. Ces souffrances évitables traduisent une négligence grave, sanctionnable légalement.

Un cheval isolé ou mal nourri développe des troubles du comportement, comme les stéréotypies (mâchonnement de barres de box, balancement). Ces signes révèlent un état de stress lié à l’incapacité d’exprimer ses besoins sociaux. Les « cinq libertés fondamentales » rappellent qu’un équidé a droit à un espace sécurisé, une alimentation adaptée et un accès à la sociabilité équine. Leur non-respect altère non seulement la santé, mais aussi l’équilibre psychique de l’animal.

L’alimentation : le pilier fondamental pour un cheval en bonne santé

Le trio vital : de l’eau fraîche, du fourrage à volonté et une pierre à sel

Les bases d’une alimentation équilibrée résident dans trois éléments incontournables. L’eau, indispensable, doit être disponible en permanence. Un cheval boit entre 20 et 60 litres par jour. Une eau trop froide ou souillée peut provoquer des coliques, urgence vétérinaire grave liée à la douleur abdominale. En hiver, une consommation réduite due à l’eau gelée ou mal tempérée explique 40 % des coliques, surtout chez les chevaux âgés.

Le fourrage, source de fibres, représente 1,5 à 2,5 % du poids corporel. Son accès discontinu favorise la santé digestive. Un jeûne prolongé entraîne des ulcères gastriques, fréquents chez 60 à 90 % des sportifs. Les chevaux de compétition doivent analyser régulièrement la qualité de leur foin. Un foin poussiéreux expose à des problèmes respiratoires, touchant 15 % des chevaux en box. Le stockage à l’abri de l’humidité et l’utilisation de foin enrubanné limitent ces risques.

La pierre à sel, souvent négligée, régule l’équilibre électrolytique. Un adulte de 500 kg contient 1,45 kg de sel. Son apport stimule l’hydratation et prévient les troubles digestifs, surtout en été ou après un effort. Les blocs enrichis en oligo-éléments compensent les carences du pâturage. Les pierres de sel de l’Himalaya, résistantes à l’humidité, sont particulièrement adaptées aux environnements extérieurs.

Les compléments et concentrés : à utiliser avec discernement

Les concentrés ne concernent que 20 % des propriétaires. Ils soutiennent les besoins des sportifs, des poulinières ou des seniors. Tout excès d’amidon perturbe la flore intestinale, responsable de 30 % des coliques. Les Compléments Minéraux et Vitaminiques (CMV) rectifient les déficiences du foin, surtout en hiver. Une ration personnalisée est cruciale : les besoins varient selon l’âge, l’activité et la morphologie. Les régimes riches en lipides améliorent l’endurance en préservant les réserves de glycogène. Les glucides rapides, utiles pour les sprints, doivent être dosés avec précision.

En cas de doute sur la composition d’un aliment, une analyse en laboratoire évite des frais vétérinaires bien supérieurs, mais coûte entre 30 et 50 € par prélèvement. Les compléments à base de plantes nécessitent une autorisation de l’Anses, conformément aux réglementations en vigueur.

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La routine alimentaire idéale et les erreurs à éviter

Les habitudes quotidiennes conditionnent la santé. Voici les cinq erreurs les plus fréquentes :

  • Laisser le bac à eau sale ou vide : 70 % des coliques liées à la déshydratation.
  • Distribuer un foin de mauvaise qualité : les moisissures provoquent des troubles hépatiques ou respiratoires.
  • Donner une trop grande quantité de concentrés en un seul repas : risques de déséquilibre intestinal et de fourbure.
  • Changer brutalement d’alimentation : la transition doit s’étendre sur 2 à 3 semaines pour préserver le microbiote.
  • Négliger l’accès au fourrage, pensant que le cheval est « trop gros » : privation chronique entraînant des stéréotypies.

Les repas concentrés fractionnés en 2 à 3 fois par jour évitent les pics glycémiques. Le foin doit toujours précéder les granulés pour limiter l’acidose. Un cheval ne doit jamais être monté dans l’heure suivant un repas lourd. Les soins préventifs annuels (vaccinations, dents) coûtent 120 à 200 €, contre 500 € en cas d’urgence.

Les pratiques d’entretien impliquent des coûts variables : 40 à 80 € mensuels pour un foin de qualité, 10 à 20 € pour des CMV. La législation exige un carnet de vaccination à jour pour tout déplacement, avec des rappels annuels obligatoires pour le tétanos. Les visites du maréchal-ferrant, nécessaires toutes les 6 à 8 semaines, s’élèvent à 40 à 60 € par intervention.

Un lieu de vie adapté : comment garantir confort, sécurité et bien-être

Box ou pré : choisir le mode de vie adapté à votre cheval

Le choix entre box et pré impacte directement la santé et le bien-être de votre cheval. Cet engagement financier (300 à 1 000 €/mois) implique un suivi quotidien rigoureux. Un manque d’adaptation peut entraîner des frais imprévus : un cheval en mauvaise santé coûte en moyenne 2 000 € de soins annuels supplémentaires.

Le box permet un contrôle précis de l’alimentation et une surveillance médicale optimale, particulièrement pour les équidés âgés ou malades. Il exige un nettoyage quotidien, une litière sèche et une ventilation adéquate pour prévenir les maladies respiratoires. Les sorties quotidiennes restent indispensables pour éviter les tics (mordage, coups de tête). Le pré répond aux besoins naturels du cheval : mouvement constant et interactions sociales. Cette solution réduit les tâches d’entretien mais nécessite une gestion stricte de l’alimentation pour prévenir la fourbure, pathologie douloureuse des sabots.

L’importance cruciale de l’exercice et des interactions sociales

À l’état sauvage, un cheval parcourt jusqu’à 16 km/jour. Un manque d’activité entraîne des problèmes circulatoires, des raideurs articulaires et un stress accru. Les sorties quotidiennes renforcent les sabots et stimulent le système cardiovasculaire. En tant qu’animal grégaire, le cheval souffre de l’isolement. Son bien-être dépend des « 3 F » : Amis (Friends), Fourrage (Forage) et Liberté (Freedom). Le contact avec d’autres équidés réduit le cortisol (hormone du stress) et évite les comportements agressifs ou dépressifs.

Sécuriser l’environnement : une inspection quotidienne s’impose

La vigilance permanente évite des accidents graves. Vérifiez quotidiennement :

  • Clôtures: Solides, sans arêtes tranchantes. Les lices en béton sont à proscrire pour leur dangerosité.
  • Plantes toxiques: Éliminez systématiquement les végétaux mortels (if, laurier rose, faux acacia). 250g d’aiguilles d’if peuvent provoquer un arrêt cardiaque.
  • Abreuvoirs: Assurez un nettoyage quotidien et une eau propre à bonne température. Un système défectueux peut causer une déshydratation nécessitant une intervention urgente.
  • Box: Inspectez quotidiennement les zones à risque (clous, planches cassées). Une litière humide favorise les infections urinaires coûteuses.

En somme, l’aménagement d’un lieu de vie équin implique un investissement lourd mais incontournable. La durée de vie d’un cheval dépassant 30 ans, ces précautions sont légalement obligatoires (Code rural, art. L214-17) pour prévenir les risques liés à un entretien défaillant. Une négligence avérée expose à des amendes pouvant atteindre 30 000 €.

Les soins quotidiens et le suivi santé : la prévention comme maître-mot

Prendre soin d’un cheval exige un engagement quotidien, tant en temps qu’en ressources financières. Selon les recommandations de la Société Française de Pathologie Équine, un propriétaire consacre en moyenne 1 à 2 heures par jour aux soins de base. Les coûts annuels s’élèvent à 2 000-5 000 € pour un cheval au box, incluant hébergement, alimentation et soins vétérinaires. Une négligence peut entraîner des amendes légales en cas de souffrance animale, avec des sanctions allant jusqu’à 30 000 € d’amende selon l’article L214-17 du Code Rural.

Le pansage : un rituel bien plus qu’esthétique

Le pansage quotidien est une étape incontournable. Il ne s’agit pas seulement d’améliorer l’apparence du pelage, mais de surveiller l’état de santé. L’étrille en caoutchouc détache la saleté sans irriter la peau, tandis que le bouchon élimine les résidus tenaces. La brosse douce finalise le nettoyage, renforçant la brillance du poil grâce aux huiles naturelles libérées.

Des outils adaptés simplifient cette tâche : les gants massants en polaire offrent un contact plus doux sur les zones sensibles, et l’aspirateur pour cheval élimine les poils morts en profondeur, réduisant les risques d’allergies cutanées. Un pansage mal effectué, avec une étrille métallique sur les pattes, peut provoquer des douleurs inutiles et des lésions. Les peignes spéciaux pour crinière évitent les arrachements de poils, préservant le confort de l’animal.

Le soin des sabots : la règle d’or « pas de pied, pas de cheval »

Les sabots nécessitent une attention quotidienne dès le réveil du cheval. Le curage avec un cure-pied permet d’éliminer graviers, boue et débris organiques. L’accumulation d’humidité, souvent due à une litière en paille humide ou à des terrains boueux, favorise la pourriture de fourchette. Cette infection bactérienne provoque une odeur nauséabonde, une douleur aiguë (le cheval marche « sur des œufs »), et des boiteries chroniques pouvant affecter les tendons.

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Un maréchal-ferrant intervient toutes les 4 à 8 semaines pour le parage ou la ferrure. Les sabots mal entretenus entraînent des déséquilibres locomoteurs, avec des risques d’arthrose prématurée. Les professionnels recommandent de vérifier la fourchette pour détecter des fissures ou des zones molles, signes avant-coureurs de complications. La pourriture peut évoluer vers des abcès profonds, nécessitant des soins vétérinaires coûteux (150-500 € par traitement).

Votre équipe de professionnels : vétérinaire, maréchal-ferrant et dentiste

Un suivi médical régulier est une obligation légale et éthique. Voici les acteurs clés :

  • Le vétérinaire : Vaccinations annuelles (tétanos, grippe, rhinopneumonie), vermifugation ciblée via des coprologies, et bilan de santé complet préviennent les maladies. Les maladies infectieuses non traitées peuvent entraîner des sanctions légales, avec des conséquences sur la carrière sportive du cheval.
  • Le dentiste équin : Les surdents, dus à une usure inégale, gênent la mastication et provoquent des ulcères de la langue. Un râpage annuel est indispensable pour éviter la perte d’appétit. Les problèmes dentaires non corrigés peuvent causer des coliques chroniques.
  • Le maréchal-ferrant : Un parage irrégulier ou espacé entraîne des déformations, augmentant le risque de boiterie. Les fers mal ajustés aggravent ces problèmes, avec des conséquences sur la musculature dorsale. Les techniques modernes de ferrure orthopédique permettent parfois de corriger des déséquilibres structurels.

L’ostéopathe complète cette équipe, en prévenant les déséquilibres musculaires liés à l’effort. Ces interventions, bien que coûteuses (environ 100 à 200 € par visite selon les actes), évitent des frais bien plus élevés en cas de pathologies avancées. Une négligence dans le soin des sabots peut rendre un cheval inapte à l’effort pendant plusieurs mois, impactant sa valeur et votre budget. Les assurances équines couvrent parfois ces frais, mais exigent un carnet de soins régulièrement mis à jour.

Le budget pour entretenir un cheval : décryptage des coûts réels

Les frais fixes mensuels : ce que vous paierez quoi qu’il arrive

Prendre en charge un cheval exige un budget prévisible. La pension, premier poste de dépense, varie selon le type choisi. Une pension au pré coûte entre 100€ et 300€ mensuels, tandis qu’une pension en box atteint 300€ à 600€, incluant souvent des services comme le curage du box ou les sorties quotidiennes. Les régions densément peuplées ou touristiques voient ces tarifs augmenter de 20 à 30 %, avec des pensions haut de gamme en Île-de-France dépassant 600€ mensuels, intégrant manège couvert et soins complets.

L’alimentation de base (foin et compléments minéraux) représente 50€ à 200€ mensuels, avec des écarts liés à la qualité du foin. En Île-de-France ou dans le sud de la France, le foin peut coûter jusqu’à 2400€ annuels. Les compléments minéraux oscillent entre 216€ et 972€ par an, selon les besoins spécifiques de l’animal.

L’assurance RCPE, obligatoire pour couvrir les dégâts causés à autrui, oscille entre 10€ et 30€ par mois. Elle protège contre les conséquences financières d’accidents impliquant des tiers, pouvant atteindre des dizaines de milliers d’euros sans couverture.

Les frais variables : anticiper pour ne pas être pris au dépourvu

Les dépenses variables, bien que fluctuantes, sont prévisibles. Le soin des pieds nécessite un maréchal-ferrant toutes les 6 à 8 semaines. Une ferrure complète des 4 pieds coûte entre 65€ et 114€, avec des frais supplémentaires pour des soins spécifiques comme les fers orthopédiques (+48€ par exemple). Les frais de déplacement du professionnel peuvent augmenter le prix de 10 à 20 % dans les régions éloignées.

Les soins vétérinaires préventifs incluent vaccins (120€ à 240€/an), vermifuges (40€ à 120€) et dentisterie (70€/an). Ces interventions évitent des pathologies coûteuses à traiter, comme les coliques liées à des vers ou les troubles buccaux. Les aliments concentrés, nécessaires pour les chevaux à besoins élevés, alourdissent le budget de 120€ à 1200€ annuels. Une épargne de précaution est cruciale : une colique chirurgicale peut coûter 3000€ à 5000€. Une assurance santé équine, optionnelle, coûte 39€ à 112€ mensuels selon la couverture, avec des formules intégrant parfois les soins préventifs.

Tableau récapitulatif du budget annuel pour entretenir un cheval

Poste de dépenseFréquenceFourchette de coût annuelle (€)
Pension (pré/box)Mensuelle1800€ – 7200€
Alimentation (foin & CMV)Annuelle600€ – 1500€
Maréchalerie (parage/ferrure)Toutes les 6-8 semaines300€ – 1200€
Soins vétérinaires préventifs (vaccins, vermifuges)Annuelle150€ – 300€
DentisterieAnnuelle80€ – 150€
Ostéopathie (optionnel)1 à 2 fois par an80€ – 200€
Matériel (renouvellement)Annuelle100€ – 500€
TOTAL ANNUEL ESTIMÉ (hors imprévus) 3110€ – 11050€

Ces chiffres, basés sur des données régionales, soulignent l’importance d’une préparation financière rigoureuse. Une urgence vétérinaire peut engendrer des dépenses inattendues allant jusqu’à 5000€. Les propriétaires devront aussi gérer les contraintes juridiques, comme les obligations de déclaration ou les exigences liées à l’assurance. Un manque d’entretien régulier, qu’il s’agisse de soins dentaires négligés ou d’une ferrure inadaptée, expose le cheval à des pathologies coûteuses et invalidantes. Le temps quotidien investi (au minimum 1h30 pour les soins de base) est un engagement souvent sous-estimé par les novices.

Entretenir un cheval exige un engagement quotidien en temps et finances. Une alimentation équilibrée, un environnement sécurisé, des soins préventifs et un suivi professionnel sont essentiels pour sa santé physique et mentale. Posséder un cheval implique une responsabilité totale, où chaque détail compte pour lui offrir une vie adaptée.

FAQ

Quel est le bon entretien à prodiguer à un cheval ?

L’entretien quotidien d’un cheval repose sur une routine rigoureuse. Cela inclut la vérification d’une eau propre et fraîche en permanence, la fourniture de fourrage de qualité (foin ou herbe) à volonté, et le nettoyage régulier du box ou du paddock. Le pansage quotidien permet d’inspecter la peau et le pelage, tandis que le curage des sabots prévient les infections. Un exercice régulier (promenade, sortie au pré) est indispensable pour sa santé physique et mentale. Enfin, un suivi vétérinaire annuel, une attention aux signes de malaise, et une alimentation adaptée à son âge et son activité complètent cette routine.
L’environnement doit être sécurisé : abri contre intempéries, sol sec et non glissant, et protection contre les plantes toxiques. La responsabilité du propriétaire inclut aussi des contrôles réguliers de son état général (poids, comportement, selles).

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Quel budget prévoir pour entretenir un cheval ?

Le coût annuel pour entretenir un cheval varie entre 3 110 € et 11 050 €, selon le mode de détention et les soins. Les dépenses fixes incluent la pension (1 800 € à 7 200 €/an en écurie) et l’alimentation de base (600 € à 1 500 €/an). Les frais variables couvrent la maréchalerie (300 € à 1 200 €/an), les soins vétérinaires préventifs (150 € à 300 €/an) et les compléments alimentaires si nécessaire. Une assurance RCPE (environ 35 €/an) et un fonds d’urgence pour imprévus (coliques, urgences) sont fortement recommandés.

Comment s’occuper d’un cheval au quotidien ?

La journée type d’un propriétaire de cheval commence par vérifier l’eau et la qualité du fourrage, renouvelé plusieurs fois par jour. Nettoyez le logement pour éviter les moisissures et maladies respiratoires. Inspectez les sabots avec un cure-pied pour retirer gravier ou débris. Offrez au moins 1h de mouvement quotidien (promenade, travail à la longe) pour stimuler sa musculature et son bien-être mental. Enfin, surveillez son comportement : appétit, régularité des sels, et signes de douleur ou d’inconfort.
En hiver, ajustez les couvertures selon la température et vérifiez sa respiration pour détecter des infections. En été, protégez-le des mouches avec des filets et évitez les sorties en pleine chaleur.

Quels sont les soins quotidiens essentiels pour un cheval ?

Les soins quotidiens se résument à dix étapes clés : 1) Eau fraîche et propre en permanence ; 2) Distribution régulière de fourrage de qualité ; 3) Fractionnement des concentrés (jamais plus de 2 kg par repas) ; 4) Nettoyage du logement et rechargement de la litière ; 5) Inspection des installations (clôtures, objets tranchants) ; 6) Pansage pour détecter blessures ou inflammations ; 7) Curage des sabots matin et soir ; 8) Exercice quotidien (marche, travail au sol) ; 9) Vérification de sa température, pouls et comportement ; 10) Surveillance de l’alimentation pour éviter les carences ou excès.
En cas de pathologie (fourbure, obésité), adaptez la ration avec l’aide d’un nutritionniste équin.

Les chevaux sont-ils difficiles à entretenir ?

Entretenir un cheval demande un engagement sans faille, mais ce n’est pas insurmontable avec une bonne organisation. La complexité réside dans la constance : 365 jours par an, même en vacances, il faut prévoir un remplaçant pour les soins. Les coûts peuvent être élevés, notamment pour les urgences vétérinaires. Les contraintes logistiques (espace pour un pré, matériel de pansage) et légales (identification SIRE, assurance RCPE) ajoutent à la charge.
Cependant, avec des connaissances de base en équitation et en soins, un propriétaire motivé peut y arriver. L’essentiel est d’anticiper les imprévus et de respecter les besoins physiologiques du cheval, comme son besoin de socialisation avec d’autres équidés.

Quand est-il nécessaire de doucher un cheval ?

Le douchage est réservé aux cas précis : après un effort intense en été, pour rincer les produits de soins, ou en cas de chaleur extrême. Utilisez de l’eau tiède et évitez les changements brusques de température. En hiver, préférez le pansage sec pour éviter les rhumes. Les chevaux au pré toute l’année n’ont généralement pas besoin d’être douchés, sauf si leur pelage est recouvert de boue séchée ou de produits chimiques.
Attention : un cheval mouillé ne doit jamais être rentré au box humide. Asséchez-le complètement avec des serviettes éponges ou un chauffage adapté.

Quels sont les inconvénients de posséder des chevaux ?

Les principaux inconvénients résident dans l’engagement de temps (3 à 4h par jour), les coûts fixes (pension, alimentation) et imprévus (soins vétérinaires d’urgence). La gestion d’un pré ou d’une écurie nécessite un investissement initial (clôtures, abris) et un entretien régulier. Les contraintes légales (identification SIRE, assurance) et sanitaires (risques de fourbure liés à une alimentation mal équilibrée) ajoutent à la complexité.
Enfin, l’absence de vacances sans solution de garde, les risques de conflits de voisinage liés aux odeurs ou bruits, et les impacts psychologiques (culpabilité en cas d’échec à assumer ses besoins) découragent certains propriétaires potentiels.

Quel revenu minimum recommandé pour posséder un cheval ?

Il n’existe pas de seuil légal, mais un revenu mensuel d’au moins 300 à 400 € au-delà des dépenses fixes est conseillé pour couvrir les coûts récurrents (pension, nourriture, soins). Ce montant varie selon le mode de détention : un propriétaire de pré peut économiser sur la pension mais devra investir dans l’entretien des installations. Une épargne d’urgence de 1 000 à 2 000 € est recommandée pour faire face aux urgences vétérinaires.
Pour un budget plus serré, le commodat (mise au pair dans un club) réduit les frais en échange d’une disponibilité du cheval pour les cours. Cependant, cela implique de renoncer à une possession exclusive.

Quel est le coût mensuel moyen de l’alimentation d’un cheval ?

Le budget alimentation se situe entre 50 € et 100 € par mois pour un cheval au pré avec accès à l’herbe. Ce coût grimpe à 100 € à 150 € si le foin est acheté (environ 2 à 3 € la botte) et des concentrés distribués. Les chevaux âgés, sportifs ou souffrant de pathologies nécessitent souvent des compléments (vitamines, minéraux), portant le total à 150 € à 200 € mensuels.
Pour réduire les dépenses, privilégiez un pâturage bien géré et des foins de première coupe. Les céréales (avoine, orge) sont moins coûteuses que les granulés complets, mais doivent être dosées avec prudence (risque de fourbure).