Eliott Deuquet et Gao Nantuel sacrés champions de France Pro 2 Butet

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Points clés à retenir

  • Titre historique : Eliott Deuquet décroche son premier titre de champion de France Pro 2, après un championnat intense à Fontainebleau.
  • Cheval de la maison : Gao Nantuel est né à l’élevage de Nantuel, formé par Eliott, puis vendu à une propriétaire, avant de revenir dans ses mains pour le championnat.
  • Authenticité en compétition : Dans un monde parfois trop axé sur le show, l’attachement à un cheval et la passion restent les piliers du succès.

Franchement, quand on aime les chevaux, il n’y a rien de plus beau que ces histoires où tout se construit dans la durée, pas dans le bling-bling. Celle d’Eliott Deuquet et de Gao Nantuel en est un sacré exemple. Après deux jours de compétition sous le soleil de Fontainebleau, ce duo a décroché le titre de champion de France Pro 2 Butet. Pour tout vous dire, c’est le premier titre national pour Eliott, et ça s’est joué à la régularité, avec un cheval qui est bien plus qu’un simple compétiteur.

Sur la deuxième marche du podium, on retrouve Victoire Darcelier avec Babilu FZ, et la troisième marche revient à Henry Crepelle avec E.. Mais je vais surtout vous parler de ce qui se cache derrière ce succès, parce que, en vrai, c’est ça qui compte.

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Un titre de champion construit avec le temps

J’avoue avoir été touché par l’histoire de Gao Nantuel. Ce cheval est né à l’élevage de Nantuel, en plein cœur du Cher. Eliott l’a formé jeune, puis il a été vendu à une propriétaire qui l’a fait évoluer jusqu’en Amateur Elite et sur des épreuves d’1,30 m. Le truc, c’est que cette propriétaire est aussi cliente des écuries d’Eliott, et au début de la saison, elle lui a demandé de reprendre les rênes pour remettre le cheval en route.

À ce moment-là, Eliott, qui venait de vendre ses chevaux les plus âgés, n’avait qu’un 8 ans pas assez expérimenté pour le Pro 1. Il se dit alors que le championnat Pro 2 pourrait être un objectif sympa, sans se mettre la pression. Il ne venait pas avec l’idée de gagner, mais il savait que Gao est un cheval qui enchaîne les sans-faute. Le premier jour, sur la chasse, il termine sixième – une performance honnête pour un cheval qu’il qualifie de « mono-galop ». Ensuite, plus de faute. Sur la deuxième manche, malgré un point de temps dépassé, le cheval était frais et a sauté super bien. De la régularité pure, sans artifice.

Un clown attachant qui fait la fierté de son élevage

Quand je demande à Eliott quel genre de cheval est Gao Nantuel, il rigole : « C’est un vrai clown ! ». Le cheval joue tout le temps, un peu fainéant au box, mais toujours prêt en concours. Ce sont ces relations, basées sur la confiance et la connaissance, qui font la différence. Et c’est aussi l’essence même de l’élevage de Nantuel, un projet familial qui tourne à plein.

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L’élevage compte deux sites : le site d’origine, dans le Cher, où naissent une petite dizaine de chevaux par an, et le Haras de Bel Air à Tours-Pernay, où Eliott est basé avec son frère Arthur et sa mère Marie-Laure. C’est une organisation qui repose sur une équipe stable, la même depuis des années. Ensemble, ils organisent aussi des concours, et accueillent une trentaine de propriétaires. Le défi, comme toujours, c’est de trouver un équilibre entre la vente des chevaux et la nécessité d’en garder pour la progression. Pas question de tout vendre, au contraire.

Les autres stars de l’élevage : Folie de Nantuel au 5*, et les jeunes promesses

Pendant qu’Eliott décrochait le titre Pro 2, une autre représentante de l’élevage de Nantuel brillait dans une autre épreuve : Folie de Nantuel, montée par Scott Brash, se classait cinquième en CSI 5* ! C’est le genre de symbole qui réchauffe le cœur. Et il ne faut pas non plus oublier Bassano de Nantuel, qui évolue avec Camille Condé-Ferreira, ou encore Candy de Nantuel, qui reste un étalon reproducteur très côté.

Le truc, c’est que la famille Deuquet fait le choix de garder beaucoup de chevaux pour assurer l’avenir, quitte à ne pas surfacer sur les opportunités de vente. L’an passé, Arthur gagnait le championnat des 7 ans avec Indigo de Nantuel. Cette année, c’est Eliott qui décroche un nouveau titre, avec un cheval de la maison. C’est beau, non ?

L’avenir : garder le cap, sans perdre la passion

Aujourd’hui, Eliott veut faire évoluer ses jeunes chevaux (des 5 à 8 ans) tranquillement. Son objectif pour son 8 ans : passer le cap des 1,45 m cette année, puis viser le 1,50 m l’an prochain. Mais il sait que pour faire vivre l’élevage, il faut vendre. C’est un équilibre constant, prenant, mais tellement gratifiant. « Nous sommes de vrais passionnés, cette médaille c’est vraiment chouette », glisse-t-il avec un sourire.

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Franchement, en lisant ça, je me dis que c’est ce genre d’histoire qui redonne foi dans le monde équestre. Pas de bling-bling, pas de surenchère : juste du travail, de la constance, et une vraie relation avec le cheval. Bref, un titre qui sent bon la terre et le travail bien fait.