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Points clés à retenir
- Le shivering est un trouble neurodégénératif causé par la mort des cellules de Purkinje dans le cervelet, et non une maladie musculaire.
- Les symptômes clés sont des tremblements d’un membre postérieur maintenu en l’air, particulièrement lors du recul ou pour la ferrure.
- Il n’existe pas de traitement curatif, la gestion repose sur l’adaptation de l’environnement, une alimentation riche en antioxydants (Vitamine E) et un exercice modéré.
- Il est crucial de différencier le shivering du stringhalt, qui est un mouvement de flexion saccadé et non un tremblement statique.
- La recherche se concentre sur l’identification de marqueurs génétiques pour permettre un dépistage précoce et mieux comprendre la maladie.
Sommaire
Shivering Cheval : Symptômes, Causes, Diagnostic et Conseils Pratiques (2025)
Pour tout vous dire, la première fois que j’ai vu un cas de shivering cheval, c’était sur un grand cheval de trait, un Ardennais magnifique qui peinait à reculer, une patte arrière tremblante et suspendue en l’air. C’est une image qui marque un homme de cheval. Ce trouble neurologique, souvent mal compris, peut être une source d’angoisse pour de nombreux propriétaires. Vous vous demandez peut-être si les tremblements de votre compagnon sont un signe de cette pathologie. Franchement, c’est une question légitime et cruciale pour son bien-être.
Le shivering, ou « frisson » en français, est bien plus qu’un simple tremblement. C’est une maladie chronique et progressive qui affecte le contrôle musculaire, particulièrement dans les membres postérieurs. Le mystère qui l’entoure, notamment au niveau des fameuses cellules de Purkinje dans le cerveau, le rend d’autant plus frustrant. Mais ne restez pas dans le flou. Dans ce guide complet et mis à jour pour 2025, on va voir ensemble tout ce qu’il faut savoir : des premiers symptômes à ne pas ignorer aux dernières avancées de la science, en passant par la gestion au quotidien. Bref, je vais vous donner les clés pour comprendre et accompagner au mieux votre cheval.
Qu’est-ce que le shivering chez le cheval ?
Alors, mettons les choses au clair. Le shivering cheval n’est ni une maladie musculaire classique, ni un simple tic. C’est une pathologie neuromusculaire, ce qui veut dire que le problème se situe au niveau du système nerveux qui commande les muscles. Le truc, c’est que le cerveau envoie des ordres confus, un peu comme un chef d’orchestre qui perdrait le contrôle de ses musiciens. Le résultat ? Des mouvements involontaires et des tremblements qui apparaissent dans des situations bien précises.
Ce trouble affecte principalement les membres postérieurs, et parfois la queue ou même les muscles de la face. On l’observe souvent lorsque le cheval doit reculer, se tourner court ou simplement lever un pied pour le maréchal-ferrant. Loin d’être anodin, l’impact sur le bien-être et la carrière d’un cheval peut être considérable. Pour un cheval de sport, cela peut signifier la fin de la compétition. Pour un cheval de loisir ou de travail comme ceux que j’ai connus toute ma vie, cela complique des gestes aussi simples que le pansage ou l’attelage. On ne va pas se mentir, voir son animal lutter contre son propre corps est une épreuve.
Historiquement, on a longtemps associé le shivering aux chevaux de grande taille, notamment les chevaux de trait et les grands chevaux de selle (Warmbloods). Et en vrai, les études confirment cette prédisposition, suggérant une composante génétique. La maladie se déclare généralement chez le jeune adulte, entre 3 et 7 ans, et évolue lentement mais sûrement tout au long de sa vie. Comprendre sa nature est la première étape pour pouvoir agir.
À retenir : Le shivering est un trouble neuromusculaire chronique qui cause des tremblements et des contractions musculaires involontaires, principalement lors du recul ou de la levée des membres postérieurs. Ce n’est pas un problème musculaire, mais un défaut de commande du cerveau, impliquant le cérébellum et les cellules de Purkinje.
Symptômes du shivering chez le cheval
Reconnaître les symptômes du shivering cheval le plus tôt possible, c’est se donner les moyens de mieux gérer la suite. Ces signes peuvent être subtils au début, mais ils deviennent plus évidents avec le temps. Avez-vous déjà observé l’un de ces comportements chez votre cheval ?
- Difficulté à reculer : C’est souvent le premier signe qui alerte. Le cheval hésite, se crispe, et l’un de ses postérieurs se lève et tremble en l’air, parfois pendant plusieurs secondes, avant de pouvoir se reposer.
- Problèmes de ferrure (farriery) : Le simple fait de tenir le pied levé pour le maréchal devient un calvaire. Le membre tremble violemment, le cheval peut perdre l’équilibre. Pour tout vous dire, c’est une situation stressante pour l’animal comme pour l’artisan.
- Tremblements et contractions : Le symptôme le plus visible. Un membre (généralement un postérieur) est maintenu en flexion et en abduction (écarté du corps), avec des tremblements fins et rapides des muscles. La queue est souvent relevée et frémit elle aussi.
- Atrophie musculaire progressive : Dans les cas plus avancés, les muscles des cuisses et de la croupe peuvent fondre. Cette atrophie est le résultat d’une mauvaise utilisation des muscles à cause des signaux nerveux défaillants.
- Démarche anormale : Bien que la démarche au pas et au trot soit souvent normale au début, le cheval peut montrer une raideur et une difficulté à engager les postérieurs, surtout après un moment de repos.
J’ai eu un client dont le hongre de selle commençait à « taper du pied » de manière étrange chaque fois qu’on lui demandait de reculer de son box. Au début, on a pensé à un problème de comportement. Mais les tremblements sont devenus plus nets, et le diagnostic est tombé. Le truc, c’est que ces symptômes sont souvent exacerbés par le stress, le froid ou l’excitation. Un cheval peut paraître presque normal au pré et montrer des signes flagrants dès qu’on le sollicite.
Causes du shivering chez le cheval
Pendant des années, on a été dans le brouillard concernant les causes du shivering cheval. On voyait bien les effets, mais l’origine restait un mystère. Heureusement, la recherche avance. Aujourd’hui, on sait que le problème se niche au cœur du cerveau, dans une zone appelée le cérébellum.
Le cérébellum, c’est un peu le centre de contrôle de la motricité fine, de l’équilibre et de la coordination des mouvements. Pour qu’il fonctionne bien, il s’appuie sur des neurones très spécialisés : les fameuses cellules de Purkinje. Or, chez les chevaux atteints de shivering, les études post-mortem ont montré une chose frappante : une dégénérescence progressive de ces cellules. Quand ces neurones meurent, les signaux envoyés aux muscles deviennent chaotiques. Le mouvement précis et fluide devient saccadé et tremblant.
Pourquoi ces cellules dégénèrent-elles ? C’est la grande question. Voici les pistes les plus sérieuses aujourd’hui :
- Facteur génétique : La forte prévalence chez certaines races (chevaux de trait, Warmbloods, Pur-sang de grande taille) suggère fortement une prédisposition héréditaire. Des recherches sont en cours pour identifier le ou les gènes responsables.
- Stress oxydatif : Une théorie suggère que les cellules de Purkinje seraient particulièrement sensibles aux dommages causés par le stress oxydatif, un déséquilibre dans l’organisme. Cela pourrait expliquer pourquoi des compléments en antioxydants, comme la vitamine E, sont souvent recommandés.
- Facteurs environnementaux : Bien que la base soit probablement génétique, des éléments extérieurs comme un traumatisme, une infection virale ou même des carences alimentaires pourraient agir comme des déclencheurs chez un cheval prédisposé.
Franchement, il est probable que ce soit une combinaison de ces facteurs. Une sorte de « mauvaise pioche » génétique qui rend le cheval vulnérable à certains stress environnementaux. C’est une maladie complexe, et il n’y a pas une seule cause unique, mais un faisceau d’indices qui pointe vers ce dysfonctionnement du cervelet.
Diagnostic du shivering chez le cheval
Poser le diagnostic du shivering cheval est un processus d’élimination. Il n’existe pas de prise de sang ou de test unique qui permette de dire avec certitude « c’est bien ça ». Le vétérinaire va donc se comporter un peu comme un détective, en rassemblant des indices et en écartant d’autres suspects. Et pour ça, votre rôle de propriétaire est essentiel, car c’est vous qui connaissez le mieux votre animal.
Le diagnostic repose principalement sur l’examen clinique et neurologique. Voici comment ça se passe généralement :
- L’anamnèse : Le vétérinaire va vous poser une tonne de questions. Depuis quand observez-vous les symptômes ? Dans quelles situations ? Est-ce que ça s’aggrave ? Toute information est bonne à prendre.
- L’observation des symptômes caractéristiques : C’est le point crucial. Le vétérinaire demandera à voir le cheval reculer. C’est LE test de référence. Le fait de soulever un postérieur et de déclencher le tremblement typique est un indice très fort. Il testera aussi la réaction au curage des pieds.
- L’examen neurologique complet : Pour s’assurer que d’autres parties du système nerveux ne sont pas atteintes, le vétérinaire va vérifier les réflexes, la sensibilité, la coordination sur des cercles, etc.
- Écarter les autres pathologies : C’est là que ça se corse. Il faut être sûr que ce n’est pas une autre maladie qui cause des symptômes similaires. Des analyses de sang peuvent être faites pour exclure des myopathies (maladies musculaires). Dans certains cas, une électromyographie (EMG) peut être envisagée pour analyser l’activité électrique des muscles.
Bref, le diagnostic du shivering est avant tout clinique. L’expérience du vétérinaire joue un grand rôle. Et c’est aussi pour ça qu’il est si important de bien différencier cette pathologie d’autres troubles qui peuvent y ressembler, comme le stringhalt ou l’EMND, dont on parlera juste après.
Traitement et gestion du shivering chez le cheval
Je préfère être direct avec vous : à l’heure actuelle, il n’existe aucun traitement pour guérir le shivering cheval. C’est une réalité difficile à accepter, mais c’est la base pour avancer. L’objectif n’est donc pas la guérison, mais la gestion : améliorer le confort de vie du cheval et ralentir, si possible, la progression des symptômes. Pour tout vous dire, c’est un travail de patience et d’observation au quotidien.
La stratégie repose sur plusieurs piliers. Pensez-y comme une boîte à outils dans laquelle vous pouvez piocher ce qui fonctionne le mieux pour votre compagnon. Voici une checklist pour la gestion quotidienne d’un cheval atteint de shivering :
Checklist de Gestion Quotidienne
- Environnement adapté :
- Privilégier la vie au pré autant que possible pour favoriser le mouvement naturel et limiter le stress.
- Utiliser un box plus grand si la vie en stabulation est inévitable, pour qu’il puisse se tourner sans avoir à reculer.
- Assurer un sol non glissant et stable.
- Alimentation et supplémentation :
- Adopter un régime pauvre en sucres et en amidon, mais riche en matières grasses de bonne qualité pour l’énergie.
- Complémenter avec des antioxydants puissants, notamment la vitamine E (sous forme naturelle) et le sélénium, pour protéger les cellules nerveuses. Discutez des dosages avec votre vétérinaire.
- Le magnésium peut aussi aider à la relaxation musculaire.
- Exercice modéré et régulier :
- Le mouvement est bénéfique, mais il doit être doux. Le travail en ligne droite au pas et au petit trot est souvent recommandé.
- Éviter les exercices qui sollicitent fortement les postérieurs : pas de reculer, de cercles serrés, ou de sauts importants.
- Un échauffement long et progressif est crucial.
- Soins et maréchalerie :
- Travailler avec un maréchal-ferrant patient et compréhensif. Il est parfois nécessaire de sédater légèrement le cheval pour le ferrer en sécurité.
- Apprendre au cheval à poser son pied sur un support bas plutôt que de le tenir en l’air.
- Des techniques de massage ou d’acupuncture peuvent apporter un soulagement temporaire à certains chevaux.
Pronostic et évolution du shivering chez le cheval
Aborder le pronostic du shivering cheval est sans doute le moment le plus délicat. En tant que propriétaire, c’est l’inconnue qui fait le plus peur. Le truc, c’est que l’évolution est très variable d’un cheval à l’autre. Certains resteront à un stade léger pendant de nombreuses années, avec des symptômes gérables qui leur permettent de conserver une bonne qualité de vie. Pour d’autres, malheureusement, la dégradation sera plus rapide et plus sévère.
La maladie est inexorablement progressive. Les symptômes ne disparaîtront jamais et auront tendance à s’aggraver avec le temps. La vitesse de cette progression est imprévisible. Un cheval peut rester stable pendant 5 ans, puis connaître une dégradation rapide en quelques mois suite à un stress ou une autre maladie.
L’impact sur la qualité de vie est le seul critère qui compte. Tant que le cheval peut se déplacer sans douleur, se coucher, se relever, et interagir normalement avec ses congénères, on peut considérer que son bien-être est préservé. Mais lorsque les symptômes deviennent si sévères qu’il a du mal à se déplacer, perd beaucoup de masse musculaire, ou que les soins comme la maréchalerie deviennent dangereux et traumatisants, des questions difficiles se posent. Franchement, la décision d’euthanasie est une épreuve terrible, mais elle doit parfois être envisagée comme un dernier acte de bienveillance lorsque la souffrance dépasse le plaisir de vivre. C’est une conversation à avoir, le cœur lourd mais l’esprit clair, avec son vétérinaire.
Conseil de Jean-Louis : Tenez un journal de bord. Notez chaque mois la fréquence et l’intensité des symptômes dans différentes situations (reculer, pansage, après l’effort…). Ajoutez des photos et des vidéos. Cet outil simple vous aidera, vous et votre vétérinaire, à évaluer objectivement l’évolution de la maladie et à prendre les meilleures décisions pour votre cheval.
Comparatif : Shivering vs Stringhalt, EMND, EPM
Une des plus grandes difficultés avec le shivering, c’est qu’on peut le confondre avec d’autres troubles neurologiques ou locomoteurs. Le fameux « ça y ressemble, mais ce n’est pas ça ». Faire la différence est pourtant capital pour la suite. Voici un tableau pour vous aider à y voir plus clair sur la différence entre shivering et stringhalt, EMND ou EPM.
| Critère | Shivering | Stringhalt (Harpinisme) | EMND | EPM |
|---|---|---|---|---|
| Mouvement principal | Tremblement d’un membre maintenu en l’air, surtout au reculer. Mouvement de « frisson ». | Hyperflexion soudaine et saccadée d’un ou des deux postérieurs vers l’abdomen en marchant. Mouvement de « claquement ». | Faiblesse musculaire généralisée, tremblements sur tout le corps, perte de poids malgré un bon appétit. | Symptômes asymétriques : ataxie (incoordination), atrophie musculaire localisée, boiterie. |
| Déclencheur | Reculer, lever un pied, stress, excitation. Souvent absent au repos. | Apparaît à chaque pas, surtout au début du mouvement ou en tournant. | Symptômes constants, le cheval est faible en permanence. | Variable, peut s’aggraver avec l’effort mais les déficits sont persistants. |
| Cause principale | Dégénérescence des cellules de Purkinje dans le cérébellum. | Souvent lié à l’ingestion de plantes toxiques (porcelle enracinée) ou à une lésion nerveuse. | Carence chronique en vitamine E entraînant la mort de neurones moteurs. | Infection par un protozoaire (Sarcocystis neurona) qui attaque le système nerveux central. |
| Pronostic | Progressif et incurable. Gestion des symptômes. | Peut être réversible si la cause est éliminée (plantes toxiques) ou via chirurgie. | Progressif et incurable. La supplémentation peut stopper la progression mais pas réparer les dégâts. | Peut être traité avec des médicaments antiprotozoaires. Le pronostic dépend de la rapidité du diagnostic. |
En vrai, la distinction n’est pas toujours simple. Par exemple, le stringhalt est un mouvement rapide vers le haut, comme un coup de jarret exagéré, alors que le shivering est un tremblement plus lent, le membre restant en l’air. L’EMND et l’EPM, eux, provoquent souvent une faiblesse plus générale et une asymétrie que l’on ne retrouve pas forcément dans le shivering « classique ». Seul un examen vétérinaire approfondi peut confirmer le diagnostic.
Actualités et avancées scientifiques sur le shivering (2025)
Alors que faire face au shivering peut sembler décourageant, il ne faut pas perdre espoir. La recherche ne s’arrête jamais, et les avancées scientifiques sur le shivering cheval, bien que lentes, continuent de nous éclairer. Pour cette mise à jour 2025, voici les pistes les plus prometteuses qui occupent les chercheurs.
Le Graal de la recherche actuelle est l’identification des marqueurs génétiques. Des équipes, notamment aux États-Unis (Michigan State University) et en Europe, travaillent d’arrache-pied pour comparer l’ADN de chevaux atteints et de chevaux sains au sein des races prédisposées. Le but ? Mettre le doigt sur le ou les gènes responsables. Si on y parvient, cela ouvrirait la porte à :
- Un test de dépistage génétique : Il permettrait aux éleveurs d’éviter de croiser des porteurs de la maladie et ainsi de réduire sa fréquence dans les générations futures. On ne va pas se mentir, ce serait une révolution pour les races de trait et de sport.
- Mieux comprendre le mécanisme : En identifiant le gène, on pourrait comprendre exactement quelle protéine ou quelle fonction est défaillante, et donc envisager des thérapies plus ciblées à l’avenir.
Une autre piste passionnante concerne le rôle du métabolisme énergétique des cellules de Purkinje. Des études récentes suggèrent que ces neurones auraient des besoins énergétiques colossaux et seraient particulièrement vulnérables à un dysfonctionnement de leurs « usines à énergie » (les mitochondries). Cela renforce l’intérêt des stratégies nutritionnelles basées sur les antioxydants et les sources d’énergie « froide » comme les graisses. Bref, l’alimentation n’est pas juste un soutien, elle pourrait jouer un rôle bien plus central qu’on ne le pensait.
Enfin, de nouvelles techniques d’imagerie avancée, comme l’IRM fonctionnelle, commencent à être explorées (pour l’instant en recherche) pour visualiser l’activité du cérébellum en temps réel. Même si ce n’est pas encore un outil de diagnostic courant, cela nous aide à comprendre ce qui se passe exactement dans le cerveau d’un cheval atteint de shivering.
Attention : Bien que ces pistes soient prometteuses, il n’y a pas encore de traitement miracle à l’horizon. Méfiez-vous des produits qui promettent de « guérir » le shivering. La seule approche validée reste une gestion rigoureuse en collaboration avec votre vétérinaire.
Questions Fréquentes
Quels sont les symptômes du shivering chez le cheval ?
Les principaux symptômes du shivering incluent des tremblements musculaires des postérieurs, des difficultés à reculer et des problèmes lors de la ferrure. Un cheval atteint va typiquement soulever un membre arrière, le maintenir en l’air et écarté du corps tout en tremblant. La queue peut aussi se relever et frémir. Ces signes sont souvent absents au repos et se déclenchent lors de mouvements spécifiques ou de stress.
Quelles sont les causes du shivering chez le cheval ?
Les causes du shivering sont principalement liées à une dégénérescence des cellules de Purkinje dans le cérébellum, la partie du cerveau qui contrôle la coordination. Bien que la cause exacte de cette dégénérescence soit inconnue, une forte prédisposition génétique est suspectée, notamment chez les chevaux de grande taille. Des facteurs comme le stress oxydatif pourraient également jouer un rôle dans le déclenchement de la maladie chez les individus prédisposés.
Quel est le pronostic pour un cheval atteint de shivering ?
Le pronostic pour un cheval atteint de shivering est réservé, car la maladie est progressive et incurable. L’évolution est très variable : certains chevaux restent à un stade léger pendant des années, tandis que d’autres connaissent une dégradation plus rapide. Le maintien de la qualité de vie est l’objectif principal, mais dans les cas sévères, l’euthanasie peut devenir une option à considérer pour le bien-être de l’animal.
Quels sont les traitements disponibles pour le shivering ?
Il n’existe pas de traitement curatif pour le shivering, mais des mesures de gestion peuvent aider à améliorer la qualité de vie du cheval. Celles-ci incluent une alimentation adaptée (riche en graisses et antioxydants comme la vitamine E), un environnement de vie peu stressant (accès au pré), un exercice modéré et régulier en ligne droite, et une collaboration étroite avec un maréchal-ferrant patient. Le but est de gérer les symptômes et de préserver le confort du cheval.
Quelle est la différence entre le shivering et le stringhalt ?
Le shivering se caractérise par des tremblements d’un membre maintenu en l’air, tandis que le stringhalt (ou harpinisme) est un mouvement de flexion exagéré et soudain du postérieur vers le ventre à chaque pas. Le shivering est un « frisson » statique déclenché par le recul, alors que le stringhalt est un mouvement dynamique, une « secousse » qui se produit en marchant. Les causes sont aussi différentes : neurodégénérative pour le shivering, souvent toxique ou traumatique pour le stringhalt.
Quels sont les conseils pratiques pour la gestion quotidienne du shivering ?
Les conseils pratiques incluent de maximiser le temps au pré, d’adapter le travail en évitant le reculer et les cercles serrés, et de fournir une alimentation riche en vitamine E et en matières grasses. Il est aussi crucial de travailler avec un maréchal-ferrant compréhensif, d’éviter les situations stressantes et de maintenir une routine d’exercice doux pour préserver la masse musculaire. La patience et l’observation sont vos meilleurs alliés.
Le mot de la fin : accompagner, avec patience et lucidité
Voilà, nous avons fait le tour de ce trouble complexe qu’est le shivering. J’espère que ce voyage au cœur de la maladie vous aura apporté des réponses claires et, surtout, des pistes concrètes. On ne va pas se mentir, recevoir ce diagnostic pour son compagnon est une épreuve. Il y a de la frustration, de l’inquiétude, et un sentiment d’impuissance. Mais connaître son ennemi est la première des victoires. Savoir reconnaître les symptômes, comprendre les mécanismes et mettre en place une gestion adaptée, c’est reprendre une partie du contrôle.
Le plus important, c’est de ne jamais oublier que chaque cheval est unique. Ce qui fonctionne pour l’un ne marchera pas forcément pour l’autre. Votre meilleur outil sera toujours votre regard, votre connaissance intime de votre animal. C’est en l’observant, en l’écoutant, que vous trouverez le juste équilibre pour lui offrir la meilleure vie possible. Le chemin est peut-être différent de celui que vous aviez imaginé, mais le lien qui vous unit peut en sortir encore plus fort. Bref, accompagner un cheval atteint de shivering, c’est un engagement quotidien qui demande beaucoup d’amour et de lucidité.

Passionné d’équitation depuis plus de 25 ans, ancien agriculteur du Sud-Ouest ayant grandi entouré de chevaux de trait. Spécialisé en attelage mais cavalier polyvalent, j’ai troqué les concours pour la transmission. Sur AttelageTarnais, je partage ma passion pour le monde équestre dans toute sa diversité : attelage, équitation de loisir, traditions rurales.
