Guerre au Moyen-Orient : le drame du conflit vu du côté des chevaux

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Points clés à retenir

  • Conflit et chevaux : les frappes au Liban perturbent l’élevage équin et menacent des traditions ancestrales.
  • Survie animale : les chevaux sont souvent abandonnés ou blessés lors des déplacements de population.
  • Résilience rurale : des initiatives locales tentent de protéger ces animaux, malgré les bombardements.

Quand les bombes tombent, les chevaux paient aussi

Franchement, en voyant ces nouvelles qui arrivent du Liban en ce mois de mai 2026, j’ai le cœur serré. Les frappes israéliennes continuent, malgré une trêve officielle, et les civils trinquent. Mais moi, ce qui me touche en tant qu’ancien paysan et passionné d’équitation, c’est de penser aux chevaux. Pas ceux des compétitions clinquantes, non. Les vrais, ceux des fermes, des villages, ceux qui tirent encore des charrues ou des attelages dans les vallées du Sud. Quand on lit que des frappes ont visé Tyr, Arab Salim, Harouf, je me demande ce que deviennent les bêtes. Les familles fuient, laissent tout, et les chevaux restent ou meurent sous les décombres. C’est triste à dire, mais c’est la réalité.

Des élevages équins pris entre deux feux

Le truc, c’est que dans cette région, le cheval n’est pas un loisir. C’est un outil de travail, un compagnon, parfois le seul moyen de transport. Les lignées de chevaux arabes, par exemple, sont légendaires ici. J’ai eu la chance de rencontrer un jour un éleveur libanais, dans une foire en France. Il m’a raconté comment sa famille élève des pur-sang arabes depuis des générations. En vrai, c’est tout un patrimoine qui est en danger. Avec les bombardements, les déplacements, comment garder des pâturages sûrs ? Comment soigner un cheval blessé quand l’hôpital le plus proche est détruit ? Les sources parlent de 22 morts en une journée, dont huit enfants. Mais combien de chevaux ? Personne ne le dit. Et pourtant, chaque cheval perdu, c’est une vie brisée, une tradition qui s’effondre.

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Je me souviens d’une anecdote qui m’a marqué. Un agriculteur du Sud-Ouest, un peu comme moi avant, m’avait raconté comment il avait caché ses chevaux dans une grange pendant un incendie. Là-bas, c’est cent fois pire. Les gens doivent évacuer en urgence, sur ordre de l’armée israélienne, comme à Tyr où des immeubles entiers sont vidés. Et les écuries dans tout ça ? Souvent, elles sont juste à côté des habitations. Alors, quand une frappe fait six morts, comme le rapporte L’Orient-Le Jour, les chevaux sont soit tués, soit blessés, soit abandonnés. C’est une hécatombe silencieuse.

L’attelage, une tradition qui résiste

Pour tout vous dire, je suis un adepte de l’attelage. J’ai grandi avec des chevaux de trait, à les voir tirer des charrettes de foin ou de bois. Au Liban, cette tradition existe encore, surtout dans les zones rurales comme le Sud. Mais avec les frappes, les routes sont coupées, les ponts détruits. Comment mener un attelage en sécurité ? Les sources indiquent que les frappes israéliennes visent des “infrastructures terroristes”, mais dans les faits, ce sont des zones civiles qui prennent. Les chevaux et leurs charrettes deviennent des cibles faciles, ou bien ils restent bloqués dans des champs minés. C’est une catastrophe pour le patrimoine rural.

Je me rappelle d’un reportage que j’ai vu une fois : un vieil homme au Liban qui attelait son cheval pour aller chercher de l’eau. Son visage ridé, ses mains calleuses… C’était comme chez nous, en France, il y a cinquante ans. Aujourd’hui, ce même homme a peut-être perdu son cheval. Et avec lui, son dernier lien avec la terre.

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Des initiatives pour sauver les équidés

Heureusement, tout n’est pas noir. Il existe des associations, souvent locales, qui tentent de protéger les chevaux en zone de guerre. J’ai entendu parler de refuges improvisés dans des collines reculées, où des bénévoles cachent des chevaux pendant les bombardements. D’autres essayent de les soigner avec des moyens de fortune. Le ministère de la Santé libanais rapporte 37 blessés lors d’une frappe récente. Mais qui soigne les chevaux ? Peu de vétérinaires sont encore opérationnels. Et pourtant, ces bêtes méritent qu’on se batte pour elles. En vrai, elles incarnent la résistance tranquille des peuples.

Je pense à ces chevaux arabes qui, depuis des siècles, accompagnent les hommes dans ces régions. Leur sang chaud, leur endurance… Ils méritent mieux que de finir sous les décombres. C’est pourquoi je soutiens, de loin, tous ceux qui œuvrent pour leur protection. Même si je suis en France, à des milliers de kilomètres, je me sens concerné. Parce qu’un cheval, où qu’il soit, reste un être sensible. Et dans ce conflit, personne ne devrait être oublié.

Une leçon pour nous tous

Bref, ce qui se passe au Liban en ce moment me rappelle pourquoi je préfère le concret au bling-bling. Les grands concours, les shows équestres tape-à-l’œil, ça me lasse. L’essentiel, c’est le lien avec l’animal, le respect, la transmission. Et quand la guerre frappe, tout cela vole en éclats. Les chevaux deviennent des victimes collatérales, comme les enfants, comme les femmes. Les sources évoquent des frappes qui tuent des familles entières. Alors, oui, je parle des chevaux, mais c’est une manière de parler des hommes. Parce que dans les campagnes du Liban, comme dans celles du Sud-Ouest, l’homme et le cheval ne font qu’un.

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Je vous invite à réfléchir à tout ça, la prochaine fois que vous monterez en selle. Chaque cheval a une histoire, une vie. Ceux du Liban luttent pour survivre. Et nous, en Occident, parfois on oublie que tout n’est pas facile. Je termine sur une note d’espoir : malgré tout, la trêve est prolongée de 45 jours. La Chine appelle à un cessez-le-feu durable. Peut-être que les bruits de bottes laisseront un jour place au bruit des sabots. Ce jour-là, je lève mon chapeau à tous ceux qui auront protégé ces nobles compagnons.