Exposition Chevaux du vent à la Mosquée de Paris : le cheval arabe célébré

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À retenir

  • Cheval arabe : œuvre majeure de Marine Oussedik, quarante encres exposées à la Grande Mosquée de Paris jusqu’au 29 mai 2026.
  • Spiritualité : l’animal est présenté comme un lien entre Orient et Occident, reflet de vertus humaines dans la culture arabo-musulman.
  • Animations : ateliers de dessin et conférences gratuits les mercredis après-midi de mai.

Une exposition qui rend hommage au cheval arabe

Franchement, quand j’ai entendu parler de cette exposition à la Grande Mosquée de Paris, je me suis dit qu’il fallait absolument que j’en parle. On est en 2026, et ce lieu chargé d’histoire célèbre ses cent ans en mettant à l’honneur le cheval arabe. Jusqu’au 29 mai, une quarantaine d’œuvres de Marine Oussedik sont réunies dans la salle Émir Abdelkader, sous le titre évocateur « Chevaux du vent ».

Pour tout vous dire, le cheval arabe a toujours eu une place à part dans le cœur des passionnés. C’est une race noble, fine, avec un port de tête qui en impose. L’artiste Marine Oussedik, elle, a passé des décennies à le dessiner, le peindre, le sculpter. Elle le connaît mieux que personne. Le Recteur de la Mosquée, Chems-eddine Hafiz, a d’ailleurs souligné lors de l’inauguration que Marine avait su « capter la vitalité du cheval comme nul autre ». Moi, ça me parle, parce qu’en vrai, un bon cavalier ou un bon artiste, il ressent l’animal, il ne le regarde pas de loin.

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Des œuvres du Musée vivant du cheval

Le truc, c’est que cette exposition ne sort pas de nulle part. Marine Oussedik explique que vingt-cinq des œuvres présentées viennent du Château de Chantilly. Oui, le Musée vivant du cheval, celui où j’ai passé des heures à admirer les collections, m’a commandé toute une salle sur le cheval arabe en 1993. Les dessins datent de cette époque, mais vous trouverez aussi des pièces plus récentes. Trente ans d’une même passion, ça se voit. Chaque œuvre est accompagnée d’une phrase ou d’une citation, ce qui donne une profondeur supplémentaire à la visite.

Bref, c’est une occasion rare de voir l’évolution du regard d’une artiste sur un sujet qu’elle maîtrise de bout en bout. Et puis, le cadre de la Mosquée, avec ses jardins et son architecture, ajoute une dimension spirituelle à l’ensemble. On est loin du bling-bling des grands shows équestres, on est dans le respect du cheval, dans la transmission d’un savoir-faire ancien.

Programme des animations : ateliers et conférences

En plus des œuvres, un programme d’animations est proposé tout au long de l’exposition. Les mercredis 13 et 20 mai, de 15h à 17h, Marine Oussedik elle-même animera un atelier de dessin ouvert à tous. Franchement, si vous aimez le croquis, c’est l’occasion de voir travailler une pro. Le 13 mai à 18 heures, une conférence de Xavier Guibert abordera les origines du cheval arabe, sa place dans la tradition musulmane, son influence génétique et ses usages actuels. Puis le 20 mai à 18 heures, François Pouillon parlera de l’hippologie arabe à travers les savoirs de l’Émir Abd el-Kader.

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Je trouve ça génial qu’on mette en lumière ces traditions. Moi qui viens du monde de l’attelage, je sais combien le lien avec le cheval peut être fort. Ces conférences, c’est une vraie chance de comprendre comment les Arabes ont façonné cette race et comment elle a influencé l’équitation dans le monde entier.

Infos pratiques pour visiter

L’exposition est accessible avec votre billet d’entrée à la Grande Mosquée de Paris. Comptez 5 euros pour un adulte, 3 euros pour les enfants, étudiants et groupes. Ouvert tous les jours de 9h à 18h, sauf le vendredi. Les ateliers et conférences sont gratuits, mais il faut s’inscrire. C’est une sortie instructive et dépaysante, à deux pas du Jardin des Plantes.

En vrai, que vous soyez cavalier ou simplement curieux, cette exposition vous parlera. Le cheval arabe, c’est plus qu’un animal, c’est un héritage. Et je suis sûr qu’en sortant, vous aurez envie d’en savoir plus sur ces traditions qui nous relient, nous les passionnés, à travers les siècles.