Renaissance du Haras de Rosières-aux-Salines à 11,5 M€

Temps de lecture : 14 min

Points clés à retenir

  • Un investissement historique de 11,5 millions d'euros porté par la Région Grand Est sur 10 ans pour moderniser le Haras de Rosières-aux-Salines.
  • Une gestion déléguée pour 20 ans à Grégory et Fabien Rulquin (Cheval Liberté et Liberté Events) garantissant expertise technique et événementielle.
  • Des travaux planifiés exclusivement durant la saison hivernale afin de préserver les compétitions majeures du site, comme le Jump'Est.
  • Une préservation de l'intérêt public avec 40 journées par an réservées aux éleveurs et cavaliers locaux, co-financées aux deux tiers par la Région.
  • Une diversification vers les événements corporatifs et culturels pour pérenniser l'activité économique de la Meurthe-et-Moselle.

Avec une enveloppe de 11,5 millions d’euros votée par la Région Grand Est, le Haras de Rosières-aux-Salines s’apprête à vivre sa plus grande transformation moderne. Pour tout vous dire, quand on a passé sa vie au milieu des chevaux de trait et des carrières de terre battue, ce genre de chiffre donne le tournis. Mais le défi est là : comment propulser un pôle équestre historique vers les standards internationaux d’élite équestre tout en garantissant un accès privilégié aux acteurs régionaux ? Cet investissement de 11,5 M€ marque un tournant historique pour ce joyau lorrain. En vrai, c’est toute la philosophie du site qui se réinvente, entre ambition sportive et préservation d’un bien commun précieux.

Le truc, c’est que ce site de Meurthe-et-Moselle n’est pas une simple structure de loisir. C’est un pan entier de notre patrimoine agricole et équestre qui se métamorphose. Ayant grandi entouré de chevaux, je sais à quel point la qualité d’une piste ou le confort d’un box ne sont pas des gadgets pour frimer dans les concours. Ce sont les piliers indispensables du respect de l’animal et de la réussite sportive. Voyageons ensemble au cœur de ce projet ambitieux pour comprendre comment le passé s’allie au futur de la plus belle des manières.

L’ambition d’une renaissance : 11,5 millions d’euros pour le Haras de Rosières-aux-Salines

La Région Grand Est a voté un plan d’investissement de 11,5 millions d’euros sur dix ans pour moderniser le Haras de Rosières-aux-Salines. Ce projet est confié via une Délégation de Service Public de 20 ans à Grégory et Fabien Rulquin afin de transformer le site en un pôle hippique international d’élite.

Pour tout vous dire, cette annonce a fait l’effet d’un coup de tonnerre bénéfique dans la filière. Le Haras de Rosières-aux-Salines avait cruellement besoin d’un second souffle, car les installations, bien que chargées d’histoire, commençaient à accuser le poids des ans. Pourquoi le Haras de Rosières-aux-Salines est-il modernisé ? Tout simplement parce que pour rester dans la course européenne et attirer les meilleurs cavaliers mondiaux, il faut des sols irréprochables, des boxes sécurisés et un accueil irréprochable. Quel est le montant de l’investissement pour le Haras de Rosières-aux-Salines ? C’est une enveloppe globale de 11,5 millions d’euros votée le 8 avril 2026 par la Région Grand Est, marquant un engagement fort et structuré sur le long terme.

Un plan de modernisation étalé sur dix ans

Le truc, c’est que l’argent ne fait pas tout : il faut de la méthode. Selon la Région Grand Est, un plan de 11,5 millions d’euros d’investissement (2026) a été validé pour s’étaler sur une décennie entière. Cette programmation pluriannuelle permet d’éviter l’écueil des chantiers pharaoniques qui paralysent un site pendant des années. Les financements seront injectés par tranches successives pour garantir une montée en gamme progressive mais continue des infrastructures.

Cette vision à long terme repose sur un modèle économique solide. La Région Grand Est s’est engagée financièrement pour garantir la viabilité de ce pôle. Le budget alloué permettra non seulement de refaire à neuf les pistes, mais aussi de restructurer entièrement le réseau de chauffage, d’électricité et d’assainissement du domaine. Bref, une véritable réfection des fondations mêmes du haras, loin du simple maquillage de surface.

Un calendrier de travaux pensé pour les cavaliers

Pour un cavalier ou un éleveur, le calendrier est sacré. On ne peut pas se permettre de fermer les pistes au beau milieu de la saison des concours. C’est pourquoi la planification des travaux hivernaux Haras de Rosières a été réglée comme du papier à musique. Les gros chantiers de terrassement et de rénovation des carrières se dérouleront exclusivement durant la morte-saison, d’octobre à mars, lorsque les chevaux sont au repos ou en écurie couverte.

Ce calendrier rigoureux permet de sanctuariser la saison de compétition estivale. Les concours majeurs pourront ainsi se dérouler dans des conditions optimales, sans le moindre engin de chantier à l’horizon. C’est une excellente nouvelle pour les organisateurs d’événements et pour les écuries professionnelles qui dépendent de la régularité des compétitions sur ce site historique. En vrai, c’est cette intelligence dans la planification qui montre que le projet est mené par des gens qui connaissent la réalité du terrain équestre.

Focus : Qu’est-ce qu’une Délégation de Service Public (DSP) ?

Une Délégation de Service Public (DSP) est un contrat par lequel une personne morale de droit public (ici, la Région Grand Est) confie la gestion d’un service public dont elle a la responsabilité à un délégataire public ou privé (les frères Rulquin), dont la rémunération est substantiellement liée aux résultats de l’exploitation du service. Pour le haras, ce modèle sur 20 ans garantit que le site reste un pôle d’intérêt public pour la filière tout en bénéficiant de l’agilité et des investissements d’acteurs privés expérimentés.

A Lire également  Mes-Ecuries.com : le guide complet pour digitaliser votre centre équestre en 2026

Avec cette assise financière et administrative solide, la Région s’est tournée vers des professionnels aguerris pour orchestrer cette transformation, confiant les rênes à un duo d’entrepreneurs locaux particulièrement bien ancrés dans le territoire.

Un duo d’experts locaux à la tête du pôle événementiel

Pour tout vous dire, confier un tel projet à des bureaucrates aurait été une grave erreur. Heureusement, ce n’est pas le cas ici. Qui gère le Haras de Rosières-aux-Salines depuis 2026 ? Depuis le 1er juin 2026, la gestion a été officiellement confiée à Grégory et Fabien Rulquin, deux figures bien connues du monde du cheval dans l’Est de la France. Quel est le rôle de Cheval Liberté au Haras de Rosières ? Le groupe familial apporte son savoir-faire industriel et sa puissance logistique pour mener à bien la rénovation technique du site.

Le truc, c’est que les deux frères ne débarquent pas en terre inconnue. Ils connaissent chaque recoin de ce haras pour y avoir organisé des événements majeurs depuis des années. Leur nomination sous l’égide de la société Grégory Rulquin Cheval Liberté garantit une transition fluide et une compréhension immédiate des besoins du site. Pas de blabla, place aux actes.

L’expertise industrielle de Cheval Liberté

Le groupe Cheval Liberté, fondé et dirigé par la famille Rulquin, est un leader européen de la conception d’équipements pour écuries et de vans de transport. Cette puissance industrielle est un atout majeur pour le Haras. En vrai, la synergie entre le rôle de constructeur de Cheval Liberté et la rénovation des infrastructures est évidente. Ils fabriquent eux-mêmes les boxes, les abris et les installations de contention.

Cela signifie que le haras va bénéficier directement de produits haut de gamme sortis d’usine, sans intermédiaires, ce qui optimise considérablement l’enveloppe budgétaire de 11,5 millions d’euros. De plus, leur expertise en technicité des sols équestres — un sujet crucial où la moindre erreur de conception peut ruiner les tendons des chevaux de sport — assure que les nouvelles carrières répondront aux normes internationales les plus exigeantes.

La force événementielle de Liberté Events Group

De son côté, Fabien Rulquin pilote la branche événementielle du groupe. Il s’agit de faire tourner le site toute l’année, de le faire vivre et de le rentabiliser. Avec l’expérience acquise sur des concours prestigieux, la structure est parée pour attirer des compétitions internationales de saut d’obstacles, de dressage et d’attelage. Ils ont l’habitude de gérer les flux de camions, l’hébergement des cavaliers et le bien-être des montures sur de courtes périodes intenses.

Leur objectif est clair : faire du haras une étape incontournable du circuit européen. Pour y parvenir, ils comptent s’appuyer sur des infrastructures d’accueil modernes et confortables. Bref, un savant mélange de rigueur logistique et de convivialité équestre, indispensable pour séduire les délégations internationales.

L’anecdote de Jean-Louis : L’attachement d’une famille au Grand Est

Je me souviens d’avoir croisé les Rulquin il y a bien des années sur un concours régional. Ce qui m’avait frappé chez eux, c’est qu’ils ne se contentaient pas de regarder le show depuis les tribunes VIP. Ils étaient là, les bottes dans la boue, à discuter avec les éleveurs locaux et les artisans de la région. Pour tout vous dire, cet attachement historique de la famille Rulquin à la région Grand Est et au Haras de Rosières n’est pas feint. Ils ont usé leurs culottes de cheval sur ces pistes bien avant d’en devenir les gestionnaires. C’est ce lien viscéral avec le terroir qui fait toute la différence par rapport à un grand groupe d’événementiel anonyme. Ils savent ce que représente ce lieu pour les gens d’ici.

Forts de cette légitimité territoriale et de leur savoir-faire industriel, les nouveaux gérants ont d’ores et déjà présenté le plan détaillé des travaux physiques qui vont redessiner le paysage du haras.

Le détail des travaux : moderniser les infrastructures sans stopper le sport

Le grand défi de ce projet de modernisation infrastructures équestres réside dans la cohabitation entre le chantier et la vie sportive du haras. Quels travaux sont prévus au Haras de Rosières-aux-Salines ? Quatre grands chantiers prioritaires ont été définis : la rénovation complète des pistes, la construction de boxes en dur, la réfection des parkings pour camions et l’aménagement de nouveaux espaces réceptifs. Comment les rénovations préservent-elles les compétitions équestres ? Grâce à un calendrier de travaux rigoureusement planifié durant la saison hivernale, garantissant qu’aucun grand concours estival, à commencer par le célèbre Jump’Est Rosières-aux-Salines, ne soit perturbé.

En vrai, c’est un travail d’orfèvre logistique. Le but est d’éviter à tout prix le syndrome du terrain vague. Les cavaliers doivent pouvoir continuer à s’entraîner et les compétitions doivent pouvoir se tenir dans des conditions de sécurité optimales. Regardons de plus près la consistance de ces chantiers majeurs.

Des pistes de compétition agrandies et rénovées

Le sol, c’est le cœur du réacteur pour un cheval de sport. Un mauvais sable, trop dur ou trop fuyant, et c’est l’accident assuré. Pour ce projet de modernisation infrastructures équestres, les carrières historiques vont subir une transformation radicale. Les pistes existantes vont être agrandies et équipées de systèmes de drainage de dernière génération, fonctionnant sur le principe de la micro-irrigation par le sol.

Cette technologie permet de maintenir une humidité constante du sable, été comme hiver, sans gaspillage d’eau. Pour tout vous dire, c’est une bénédiction pour la santé des chevaux. En limitant les chocs et en offrant une frappe régulière, ces nouveaux sols vont permettre aux compétiteurs de s’exprimer pleinement lors d’événements majeurs comme le Jump’Est Rosières-aux-Salines. Le sable de Fontainebleau ou d’autres carrières prestigieuses n’aura plus rien à envier à celui de Rosières.

Le bien-être animal au cœur des nouveaux boxes en dur

Le truc, c’est que le respect du cheval ne s’arrête pas à la sortie de la piste. L’hébergement est tout aussi crucial. Fini les alignements de boxes démontables en toile sous lesquels les chevaux étouffent en été et grelottent en hiver. Le projet prévoit l’installation massive de boxes en dur bien être animal Rosières.

Ces structures solides, conçues par Cheval Liberté, offriront une isolation thermique et phonique de premier ordre. Les séparations entre boxes seront pensées pour permettre des contacts sociaux visuels entre les chevaux tout en évitant les risques de blessures ou de morsures. De plus, la ventilation naturelle des écuries a été entièrement repensée pour assainir l’air et limiter les pathologies respiratoires, si fréquente chez les athlètes équins. C’est du concret, loin des discours marketing sur le bien-être animal, et cela me plaît particulièrement.

A Lire également  Saut d'obstacles : l'art du respect équestre à Fontainebleau

Optimisation de l’accueil : parkings et espaces de vie

Enfin, moderniser un haras, c’est aussi penser aux humains qui l’animent. Les parkings actuels, souvent transformés en bourbiers infâmes lors des automnes pluvieux de Meurthe-et-Moselle, vont être stabilisés et dotés de bornes d’eau et d’électricité individuelles pour les camions des cavaliers. C’est un confort indispensable pour les équipes qui passent plusieurs jours sur place.

Parallèlement, les espaces réceptifs et de restauration vont être modernisés pour devenir de véritables lieux d’échange et de convivialité. Que l’on soit propriétaire de cheval, groom, cavalier pro ou simple spectateur, on doit pouvoir se retrouver dans un cadre chaleureux et propre. Bref, tout est fait pour élever l’expérience globale des usagers du site à la hauteur des plus beaux complexes équestres mondiaux.

Chantier Objectif principal Période de réalisation
Rénovation des pistes Agrandissement, amélioration de la technicité des sols équestres et drainage de pointe. Saison hivernale 2026-2027 (Tranche 1)
Boxes en dur Garantir le bien-être animal avec des structures isolées et ventilées de haute qualité. Saison hivernale 2027-2028 (Tranche 2)
Parkings & Réceptifs Stabilisation des sols pour camions, électrification et modernisation du club-house. Saison hivernale 2028-2029 (Tranche 3)

Si ces travaux physiques visent à propulser le haras au sommet du sport de haut niveau, le projet n’en oublie pas pour autant sa vocation d’utilité publique, solidement défendue par la collectivité régionale.

La mission de service public préservée pour la filière équine régionale

Dans ce genre de grand projet de modernisation, le risque est toujours le même : voir les structures locales, les petits éleveurs et les clubs du coin se faire chasser au profit des grosses écuries internationales. Mais en vrai, le contrat de Délégation de Service Public a blindé ce point précis. Comment la filière équine régionale est-elle soutenue par ce projet ? Grâce à une étroite collaboration avec la Région Grand Est filière équine, le site reste un pôle accessible et protecteur pour le tissu local.

Pour tout vous dire, c’est un point sur lequel j’étais particulièrement vigilant. Si le haras devenait un simple showroom privé pour milliardaires, il perdrait son âme. Heureusement, la mission de service public est au cœur du dispositif. Quel est le soutien de la Région Grand Est pour les cavaliers régionaux ? Une enveloppe de subventions régulières et un accès garanti au site tout au long de l’année.

40 journées exclusives pour les éleveurs et cavaliers locaux

Le truc, c’est que l’accès au haras pour les locaux est gravé dans le marbre du contrat. Selon la Région Grand Est, 40 journées par an sont exclusivement dédiées aux acteurs régionaux (2026). Ces journées ne sont pas des créneaux de seconde zone au milieu de l’hiver. Elles sont réparties tout au long de l’année pour correspondre aux besoins réels de la filière.

Qu’il s’agisse de concours d’élevage pour les jeunes chevaux, de stages de perfectionnement pour les cavaliers de club ou de rassemblements professionnels, ces 40 journées garantissent que le haras reste la maison commune de tous les passionnés de la région. C’est l’assurance pour un petit éleveur de pouvoir présenter ses poulains sur les mêmes sols prestigieux que les champions olympiques, une opportunité inestimable pour valoriser l’élevage du Grand Est.

Une prise en charge régionale pour réduire les coûts d’accès

Avoir des dates, c’est bien. Pouvoir se les payer, c’est mieux. Car louer de telles pistes coûte habituellement une petite fortune, inaccessible pour des structures associatives ou de petits élevages familiaux. C’est là qu’intervient le mécanisme de solidarité mis en place. Selon la Région Grand Est, une prise en charge de deux tiers des coûts par la Région (2026) est instaurée pour ces 40 journées d’intérêt général.

Grâce à ce co-financement massif, le reste à charge pour les utilisateurs locaux est réduit au strict minimum. Ce financement filière équine Grand Est permet de démocratiser l’usage d’infrastructures de niveau mondial. C’est un soutien concret, mesurable, qui montre que l’argent public sert directement à faire vivre et grandir le tissu économique local, et pas seulement à financer la vitrine du sport de haut niveau.

Conseil aux éleveurs : Comment réserver et bénéficier des aides ?

Pour bénéficier des tarifs subventionnés lors des 40 journées régionales, les éleveurs et associations doivent soumettre leur dossier auprès de la commission mixte (Région / Gestionnaire) avant le 30 septembre de chaque année pour la saison suivante. Il est conseillé de passer par le syndicat d’élevage régional pour regrouper les demandes de présentation de jeunes chevaux et ainsi optimiser la logistique et la prise en charge financière de la Région Grand Est filière équine.

Cette synergie entre service public et ambition sportive assure la cohésion de la filière équestre. Mais le modèle économique global repose également sur une autre carte maîtresse : l’ouverture du site à des manifestations extra-équestres.

Au-delà du sport : une ouverture vers l’événementiel extra-équestre

Pour tout vous dire, un domaine de cette taille ne peut pas vivre uniquement de la compétition équestre. Pour amortir les 11,5 millions d’euros d’investissement et équilibrer les comptes, il faut élargir les horizons. C’est l’un des volets majeurs de la nouvelle stratégie : le développement des événements extra équestres Meurthe et Moselle. En vrai, la polyvalence est la clé de la survie des grands haras historiques au XXIe siècle.

Quels types d’événements peut accueillir le Haras de Rosières ? Le site va s’ouvrir aux salons professionnels, aux séminaires d’entreprises, aux foires locales et même à des événements culturels comme des concerts de plein air ou des représentations théâtrales. Comment le haras participe-t-il au rayonnement européen de la région ? En attirant un public diversifié, venu de toute l’Europe (notamment de Belgique, du Luxembourg et d’Allemagne tout proches), qui consommera localement chez les commerçants, hôteliers et restaurateurs de Meurthe-et-Moselle.

Une stratégie de diversification économique

Le truc, c’est que les infrastructures modernes conçues pour les compétiteurs équestres se prêtent admirablement bien à d’autres usages. Les grands parkings stabilisés peuvent accueillir des expositions de matériel agricole, les espaces réceptifs chauffés sont parfaits pour des congrès professionnels, et la beauté historique des bâtiments du haras offre un cadre prestigieux pour des lancements de produits ou des soirées de gala d’entreprises.

A Lire également  Barn Équestre en Bois : Guide Complet 2026 | 7 Conseils

Cette diversification permet de lisser l’activité sur toute l’année, notamment en hiver où les compétitions de chevaux se font plus rares. Cela crée des emplois locaux non délocalisables et garantit une rentrée d’argent régulière pour le gestionnaire, réduisant d’autant le besoin de subventions publiques de fonctionnement. C’est un cercle vertueux pour l’économie locale du département.

Une vitrine pour le Grand Est au cœur de l’Europe

Rosières-aux-Salines bénéficie d’un positionnement géographique exceptionnel. Situé au carrefour des grands axes européens, à proximité de Nancy et à moins d’une heure de Metz, le haras a toutes les cartes en main pour devenir un pôle événementiel majeur de la région Grand Est. L’organisation d’événements extra équestres Meurthe et Moselle sur un site au cachet historique indéniable constitue un argument de poids face à des centres de congrès classiques souvent froids et impersonnels.

Qu’il s’agisse de mettre en valeur les produits du terroir lorrain lors d’une foire gastronomique ou d’accueillir un colloque international sur le développement durable, le haras offre un écrin de verdure et d’histoire unique. Bref, cette réinvention montre qu’un patrimoine ancien peut s’adapter aux exigences du monde contemporain sans pour autant renier ce qui fait sa force et sa singularité.

  • Un cadre historique unique : Des bâtiments du XVIIIe siècle magnifiquement préservés au cœur d’un domaine arboré.
  • Une modularité exceptionnelle : Des surfaces intérieures et extérieures adaptables pour des jauges de 50 à plusieurs milliers de personnes.
  • Une accessibilité de premier plan : Proximité immédiate des autoroutes A31 et A33, de la gare TGV de Nancy et des aéroports régionaux.
  • Un stationnement sécurisé : Des milliers de mètres carrés de parkings stabilisés et éclairés pour les visiteurs.

Pour bien comprendre comment nous en sommes arrivés là, il est indispensable de jeter un œil dans le rétroviseur et de retracer les grandes étapes de la gouvernance de ce site historique, passé d’une gestion nationale à un pilotage régional.

L’historique du Haras de Rosières-aux-Salines : de l’État à la Région

Pour tout vous dire, la survie du Haras de Rosières-aux-Salines n’a pas toujours été une évidence. Il y a encore quelques années, après la dissolution des Haras nationaux par l’État, le site s’est retrouvé dans une sorte de no man’s land administratif. Quand la Région Grand Est a-t-elle repris le Haras de Rosières ? C’est en 2020 que la collectivité territoriale a fait le choix fort de racheter le site à l’État pour éviter son démantèlement ou sa vente à des promoteurs immobiliers. Quelle est la durée de la délégation de service public du Haras ? Signée officiellement en 2026, la Délégation de Service Public Haras de Rosières s’étend sur une durée de vingt ans, offrant une visibilité à très long terme indispensable pour rentabiliser les chantiers de modernisation.

En vrai, cette transition historique illustre parfaitement le passage d’une gestion centralisée étatique, devenue inadaptée aux réalités locales, à une gestion de proximité pilotée par les acteurs du territoire. C’est l’histoire d’un sauvetage réussi qui débouche aujourd’hui sur une véritable renaissance.

2020 : le tournant de la reprise par la Région Grand Est

Le truc, c’est que l’année 2020 restera gravée comme une date charnière. Avec la reprise du Haras de Rosières-aux-Salines par la Région, les acteurs locaux de la filière équestre ont poussé un grand ouf de soulagement. La Région Grand Est a su mesurer l’impact économique et culturel de ce site, qui génère de nombreux emplois indirects (maréchaux-ferrants, vétérinaires, marchands de paille et de foin, clubs hippiques).

En acquérant les murs et le foncier, la collectivité a posé la première pierre d’un projet de territoire global. Ce rachat a permis de stabiliser la situation et d’engager des premières réflexions sérieuses sur l’avenir du site, menant finalement au grand plan d’investissement de 11,5 millions d’euros voté en 2026. Une décision courageuse qui prouve qu’avec de la volonté politique, on peut sauver et sublimer notre patrimoine rural.

Vingt ans de gestion confiés à des professionnels locaux

La signature de cette DSP en 2026 marque l’entrée dans une nouvelle ére opérationnelle. Selon la Région Grand Est, une gestion déléguée pour les 2 prochaines décennies (2026) a été confiée aux frères Rulquin. Cette durée de 20 ans est un choix stratégique fort. Elle permet au délégataire d’amortir les lourds investissements matériels et d’installer durablement le haras dans le paysage événementiel européen.

Ce contrat de deux décennies fixe des obligations très précises au gestionnaire en matière d’entretien du patrimoine arboré et bâti, de respect du bien-être animal et d’accueil des scolaires et du grand public. Bref, une formule équilibrée qui allie le dynamisme d’une gestion privée à la rigueur des objectifs de service public fixés par la Région. C’est, à mon sens, le meilleur moyen de redonner ses lettres de noblesse à ce haut lieu de notre histoire équestre.

Cette longue transition historique, désormais stabilisée sous une gouvernance claire, ouvre la voie à un avenir radieux pour le pôle lorrain, qui s’apprête à écrire l’une des plus belles pages de sa longue existence.

En vrai, le plan global déployé pour la renaissance du Haras de Rosières-aux-Salines démontre qu’il est possible de concilier le très haut niveau sportif avec la préservation des usages locaux et du bien-être animal. L’investissement de 11,5 M€ sur dix ans, sans interruption des compétitions estivales comme le Jump’Est, témoigne d’un pragmatisme bienvenu. De plus, confier la gestion pour les vingt prochaines années à Grégory et Fabien Rulquin, deux professionnels reconnus et amoureux de leur territoire, garantit que ce joyau lorrain ne perdra pas son ancrage régional.

Le soutien sans faille de la Région Grand Est, matérialisé par le co-financement des 40 journées réservées aux acteurs locaux de la filière équestre, prouve que l’utilité publique reste la boussole de ce projet. Ajoutez à cela une stratégie d’ouverture vers des événements extra-équestres pour assurer la viabilité économique du site, et vous obtenez un modèle particulièrement robuste. Alors que ce grand plan de modernisation démarre à l’hiver, ce modèle original de service public saura-t-il inspirer d’autres grands haras historiques en France ?

Questions fréquentes

Qui sont les nouveaux gestionnaires du Haras de Rosières-aux-Salines ?

La gestion du site a été déléguée le 1er juin 2026 à Grégory Rulquin, dirigeant du Groupe Cheval Liberté, et Fabien Rulquin, à la tête de Liberté Events Group, pour une durée de 20 ans.

Quel est le montant et l'objectif de l'investissement voté ?

Une enveloppe de 11,5 millions d'euros a été votée par la Région Grand Est pour moderniser en profondeur les infrastructures sur dix ans et hisser le haras au rang de pôle équestre européen d'élite.

Les compétitions équestres seront-elles suspendues pendant la durée des travaux ?

Non, les grands chantiers physiques se dérouleront exclusivement durant la saison hivernale, de manière à préserver l'intégralité du calendrier sportif estival et les grands événements comme le Jump'Est.

Comment le service public et les acteurs locaux sont-ils protégés ?

Le contrat de délégation réserve 40 journées par an aux éleveurs et cavaliers locaux de la filière régionale, avec une prise en charge des deux tiers des coûts d'accès par la Région Grand Est.

Quels événements extra-équestres seront organisés sur le site ?

Pour assurer son équilibre économique, le haras va s'ouvrir aux séminaires d'entreprises, salons professionnels, foires locales et manifestations culturelles, renforçant l'attractivité de la Meurthe-et-Moselle.