Haras de Rosières-aux-Salines : l’avenir entre de bonnes mains

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Points clés à retenir

  • Délégation stratégique : Un duo d’experts en équitation va piloter le Haras de Rosières-aux-Salines pour les 20 prochaines années.
  • Investissement majeur : 11,5 millions d’euros prévus pour moderniser les infrastructures sans perturber les compétitions.
  • Mission locale forte : 40 journées réservées chaque année à la filière régionale, avec un soutien financier de la Région Grand Est.

Franchement, quand on aime les chevaux et qu’on suit un peu l’actualité de la filière, on ne peut que se réjouir. Le Haras Régional de Rosières-aux-Salines, qui est un peu le fleuron de la région Grand Est, s’apprête à vivre un vrai tournant. Le 8 avril dernier, la Région a voté pour la mise en place d’une Délégation de Service Public, une DSP dans le jargon. Concrètement, ça veut dire que la gestion du pôle événementiel va être confiée à des experts locaux, pour vingt ans.

Un duo d’experts qui connaît le terrain

Pour tout vous dire, ce sont Grégory Rulquin, du Groupe Cheval Liberté, et son frère Fabien, de Liberté Events Group, qui reprennent les rênes dès le 1er juin 2026. Et ce n’est pas un choix au hasard. Ces deux-là sont des enfants du pays, totalement immergés dans notre monde équestre. Ils sont notamment derrière le succès de Jump’Est, devenu le rendez-vous incontournable du coin. Moi-même, j’ai vu comment ils ont su fédérer les passionnés autour de cet événement. Grégory le dit avec le cœur : ce projet est une histoire de passion et de proximité. Sa famille est attachée à ce lieu depuis toujours, et il veut en faire une référence pour le sport de haut niveau.

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11,5 millions d’euros pour une métamorphose

L’ambition ne se limite pas aux belles paroles. Un plan d’investissement de 11,5 millions d’euros a été annoncé, étalé sur une dizaine d’années. Le truc, c’est que ce sera fait en douceur, sans stopper les compétitions. Les gros travaux se feront l’hiver, quand le calendrier est plus calme. Voici ce qui est prévu :

  • Rénovation et extension des pistes de compétition, histoire d’avoir des installations dignes de ce nom.
  • Construction de boxes en dur, pour le confort et la sécurité des chevaux – un point qui me tient particulièrement à cœur.
  • Refonte complète des parkings, parce que rien n’est plus agaçant que de galérer à se garer en arrivant sur un site.
  • Développement de nouveaux espaces de réception et de lieux de vie, pour que le public et les partenaires se sentent vraiment bien.

Fabien Rulquin insiste sur une approche globale : offrir le meilleur accueil possible à tout le monde, chevaux, cavaliers et spectateurs, dans une ambiance conviviale. En vrai, c’est exactement ce qu’on attend d’un haras qui se veut moderne.

Un rayonnement qui dépasse le sport

Mais attention, le haut niveau n’est pas la seule étoile au programme. Le Haras de Rosières-aux-Salines garde une mission de service public essentielle. Le contrat de délégation prévoit que 40 journées par an resteront exclusivement réservées aux acteurs de la filière équine régionale. Et pour que ça marche, la Région Grand Est prend en charge les deux tiers des coûts liés à ces journées. Franchement, c’est du concret pour les éleveurs et les cavaliers du coin qui veulent s’entraîner ou concourir sans devoir traverser la France.

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En dehors des grands rendez-vous comme Jump’Est, le site s’ouvre aussi à d’autres organisateurs et à des événements qui ne tournent pas autour du cheval. Cette polyvalence, c’est la clé pour faire vivre le lieu toute l’année et renforcer le rayonnement du Grand Est au cœur de l’Europe. Bref, entre ces travaux et cette nouvelle équipe de passionnés, je suis plutôt optimiste pour l’avenir de ce haras.