Don Pericalvo, le lusitanien cabossé devenu artiste équestre

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Points clés à retenir

  • Passé cabossé : Don Pericalvo, un lusitanien de 6 ans, portait des cicatrices et était méfiant envers l’humain après des tentatives de dressage brutales.
  • Connexion en liberté : L’artiste Ramon Molina a choisi de l’approcher sans contrainte, instaurant une confiance qui a changé leur destin.
  • Art et patience : Malgré un modèle modeste, ce cheval noir excelle aujourd’hui dans le spectacle et la haute école, preuve que la patience paie.

Un petit lusitanien qui dénote sur la piste

Franchement, quand on voit Don Pericalvo évoluer sur la piste d’Albi ou même lors d’Equita Lyon, on ne peut pas s’empêcher de remarquer qu’il ne ressemble pas à ses congénères. Pour tout vous dire, c’est un petit cheval, bien plus modeste que les ibériques qu’on croise d’habitude. Pourtant, ce lusitanien noir a un charisme fou. Derrière ses allures, il y a une histoire qui m’a tout de suite parlé.

Ramon Molina, son cavalier, est un artiste équestre espagnol. Il a grandi auprès des chevaux ibériques en Espagne avant de venir en France. Là-bas, il a bossé avec Benjamin Aillaud, un meneur et artiste reconnu. Ensemble, ils ont participé à des shows comme Cavalia et Odysseo, où Ramon a même remplacé Benjamin comme directeur de tournée. Le truc, c’est que Ramon cherchait un cheval pour se lancer en spectacle en Europe, et peut-être en compétition. Il voulait un lusitanien, parce que ça lui correspondait mieux qu’un pure race espagnole.

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Des cicatrices sur le nez

Un jour, on lui parle d’un lusitanien noir, pas loin de chez lui, vers Murcie, dans le sud-est de l’Espagne. En vrai, quand il est arrivé là-bas, il est tombé sur un petit cheval de 6 ans, à peine manipulé, avec des marques partout. « Il avait des cicatrices sur le nez », comme il dit. Ce cheval avait été malmené : des gens avaient essayé de le plier, mais il n’avait jamais cédé. Bref, un cheval méfiant, presque inapprochable. On arrivait à peine à entrer dans son box. Quand ils l’ont mis dans le rond pour le voir bouger, il partait dans tous les sens.

La connexion en liberté

Franchement, dans ce chaos, beaucoup auraient renoncé. Mais Ramon a décidé de rentrer dans le rond pour interagir avec lui en liberté, sans aucune contrainte. « Je me suis dit que si j’arrivais à capter son attention, c’est qu’il n’était pas complètement dans le refus de l’humain », se souvient-il. Et là, la magie a opéré. C’était imperceptible, mais ils ont réussi à rentrer en connexion. « Je me suis dit qu’il y avait forcément quelque chose qui pouvait marcher. Je ne savais pas où j’allais, mais je l’ai acheté. »

Pour tout vous dire, cette histoire me touche parce qu’elle montre que la patience et le respect du cheval sont plus importants que le modèle ou les performances. Don Pericalvo est devenu un artiste équestre, capable de hautes écoles et de liberté, sans avoir le parcours tout tracé des chevaux de scène. Bref, un véritable exemple pour nous tous.

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La suite de ce portrait est à découvrir dans le numéro 653 de Cheval magazine, en kiosque ou via la boutique en ligne.