Plan Cheval 2030 en Mayenne : l’avenir équestre

Temps de lecture : 4 min

Points clés à retenir

  • Élevage et trait : La Mayenne veut pérenniser l’élevage, notamment du cheval de trait, en soutenant les jeunes éleveurs et en préservant le patrimoine génétique percheron.
  • Inclusion et jeunesse : Le plan mise sur la découverte des métiers, la médiation équine et l’accessibilité pour tous, avec un soutien financier à la licence.
  • Hippisme et attractivité : Neuf hippodromes, des courses renommées et une marque territoriale autour du cheval pour rayonner au-delà des frontières mayennaises.

Franchement, quand on a grandi dans le Sud-Ouest entouré de chevaux de trait, on sait à quel point une filière équestre peut être fragile sans un vrai coup de pouce. Alors voir la Mayenne se retrousser les manches avec son Plan Cheval 2030, ça me parle. En vrai, ce département a une histoire équestre solide : élevage, centres de formation, hippodromes réputés, clubs dynamiques… Bref, un terreau riche, mais qui avait besoin d’être structuré. Le Conseil départemental a donc mené un diagnostic autour de quatre grandes thématiques : le sport et les loisirs, le tourisme, l’hippisme, et l’éducation-inclusion. Résultat des courses : un plan en cinq axes, pensé pour durer.

Un élevage à pérenniser, surtout pour le trait

Le truc, c’est que l’élevage, c’est le cœur du réacteur. Et la Mayenne le sait. Le premier axe du plan vise à installer et pérenniser la filière, en particulier celle du cheval de trait. Pour tout vous dire, j’ai vu trop de jeunes éleveurs se décourager faute de soutien. Là, le Département réfléchit à une aide à l’achat de petit matériel pour ceux qui s’installent sans être éligibles au PCAE. Un coup de pouce concret, loin du bling-bling. Il renouvelle aussi son appui au syndicat des percherons de la Mayenne, histoire de préserver et d’améliorer le capital génétique de cette race emblématique. Pour moi, c’est essentiel : sans ces artisans de la terre, on perd un savoir-faire ancestral.

A Lire également  Fanny Skalli : biographie, palmarès et actualités 2026

Le cheval, vecteur d’inclusion et d’accessibilité

Le deuxième axe, je l’attendais avec impatience. Il mise sur la jeunesse et l’ouverture à tous. Le Département veut faire découvrir les métiers du cheval aux collégiens, en s’appuyant sur les MFR et les lycées agricoles. Il finance même un stand dédié au forum des métiers. Franchement, voilà une idée simple mais efficace pour susciter des vocations. Et puis, il y a tout le volet médiation équine pour les personnes en situation de handicap ou en perte d’autonomie. Les structures sont aidées pour s’équiper en sport équestre adapté. En vrai, c’est ça le vrai visage de l’équitation : un lien qui fait du bien, bien loin des podiums.

Démocratiser la pratique, du loisir au haut niveau

Pour que plus de monde monte en selle, le Département maintient son aide de 35 € pour la prise de licence, en lien avec le dispositif Génération Mayenne. Un geste qui compte pour les familles. Il envisage aussi la création d’un site départemental dédié aux compétitions équestres, conçu avec les acteurs locaux. Et le haut niveau n’est pas oublié : dans le cadre de la Team Mayenne, Vladimir Vinchon, membre du collectif France de para-dressage, bénéficie d’un contrat d’olympiade de 60 000 € sur quatre ans. Les sportifs équestres sont appelés à devenir des ambassadeurs du territoire. Bref, une belle manière de montrer que la Mayenne est une terre de cheval, du petit club au plus haut niveau.

Hippisme : neuf hippodromes sous les projecteurs

Avec neuf hippodromes, dont trois de première catégorie (Laval, Meslay-du-Maine et Craon), la Mayenne organise 60 réunions et plus de 500 courses par an. Rien que ça. Elle accueille des rendez-vous nationaux comme les Trois Glorieuses à Craon ou le Grand National du Trot à Laval. Chaque année, un budget d’investissement est consacré à la modernisation de ces équipements. Le plan prévoit un Grand Prix de la Mayenne dans chaque hippodrome, et la promotion du département à Vincennes, avec le Prix du Cornulier et le Prix d’Amérique. Une journée des bénévoles est également prévue, tout comme un soutien au CERGO de Sennones pour améliorer l’accueil et l’entraînement. Pour tout vous dire, j’ai usé mes fonds de culotte sur ces hippodromes ; les voir ainsi soutenus, ça me réchauffe le cœur.

A Lire également  Le Cheval de Trait : Guide Complet 2025 des Races Françaises et Utilisations Modernes

Une marque territoriale autour du cheval

Le cinquième axe, c’est la cerise sur le gâteau : faire du cheval un marqueur d’attractivité. Au programme, une marque territoriale avec logo, discours et visuels, une gouvernance partagée entre acteurs, une offre à 360° (tourisme, randonnée équestre, économie) et des événements signatures. Le Département compte aussi s’associer à celui du Calvados, dont l’expérience du milieu équin est reconnue. Une belle preuve d’humilité et de coopération. Pour ma part, je trouve que cette approche respectueuse, loin du show, est exactement ce qu’il faut pour valoriser nos traditions.

« Le rassemblement des acteurs de la filière permet de porter une représentation unie du monde du cheval et de mener un travail quotidien de dialogue et de défense de ses intérêts. Le Plan Cheval mis en œuvre en Mayenne illustre concrètement cette dynamique collective et peut constituer une démarche à dupliquer dans d’autres territoires. », souligne Frédéric Bouix, président de la FFE, présent lors du lancement. Une parole qui résume bien l’esprit du projet.

Pour plus de détails sur les axes, les enjeux et les budgets, rendez-vous sur le site du département. Quant à moi, je suivrai ça de près. Parce que franchement, voir une filière se structurer avec autant de respect pour le cheval et ceux qui le côtoient, ça donne de l’espoir.