Lait de jument et cosmétiques : immersion au domaine Firfol

Temps de lecture : 3 min

L’essentiel à retenir

  • Respect animal : Laure Bousquet privilégie le bien-être des juments et des poulains avant tout, la traite n’est pas quotidienne et le poulain est toujours laissé tranquille.
  • Produits naturels : Les cosmétiques Firfol sont fabriqués à partir de lait récolté sans stress, pour des soins doux pour la peau du cheval et de l’homme.
  • Élevage raisonné : Avec 5 à 10 poulains irish cob par an, la structure normande combine équitation comportementale, élevage et cosmétique dans un même lieu.

La porte d’un autre monde

Franchement, quand on pousse le portail du domaine équestre de Firfol, dans le Calvados, on a l’impression de quitter la Normandie des routes et des champs pour entrer dans un petit coin de paradis. Les chevaux profitent du soleil printanier dans leurs pâtures, certains mangent tranquillement leur foin dans de grandes stabulations. En vrai, je me suis dit que j’aurais aimé travailler ici plus jeune. Bref, l’ambiance est posée, les chevaux sont détendus, et on sent tout de suite que le bien-être animal est une priorité.

Je suis venu rencontrer Laure Bousquet, la fondatrice de Firfol, pour découvrir une activité un peu atypique : la fabrication de cosmétiques à base de lait de jument. Pour tout vous dire, j’étais un peu sceptique au début. Est-ce que ça respecte vraiment le cheval ? Est-ce que le poulain n’est pas lésé ? Laure m’a rapidement rassuré.

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L’élevage de chevaux irish cob

Firfol, c’est avant tout une école d’équitation comportementale, reconnue pour son approche respectueuse. Mais depuis quelques années, Laure a développé un élevage de chevaux irish cob. Chaque année, entre cinq et dix poulains voient le jour. Pour 2026, elle attend huit naissances. Lors de ma visite en avril, le premier né n’avait que deux jours. Le truc, c’est que Laure laisse ses poulinières tranquilles le plus longtemps possible. Elles passent leur gestation dans des prés éloignés, riches en herbe, et elle ne les rapproche qu’à l’approche du poulinage, juste pour les surveiller de loin.

« On ne va les déranger qu’une fois par jour pour vérifier le pH du lait avec des bandelettes, histoire de savoir si la mise bas approche », m’explique Laure avec sa voix posée. Elle insiste sur le fait qu’elle intervient le moins possible. Pour elle, la nature est bien faite, et il faut savoir lâcher prise. En vrai, ce genre de philosophie, ça me parle.

Le lait, un trésor partagé

Quand j’ai entendu parler de cosmétiques à base de lait de jument, je me suis demandé comment on pouvait concilier ça avec le bien-être animal. Franchement, je n’étais pas le seul à être perplexe. Mais Laure a tout pensé. La traite n’est pas quotidienne, et elle ne commence jamais avant les six à huit premières semaines de vie du poulain. Pourquoi ? Parce que ce lait-là est le plus riche, il permet au poulain de construire ses défenses immunitaires. Ensuite, elle procède à un roulement entre les juments suitées : « On prend ce que le poulain nous laisse », environ un à un litre et demi par traite, alors que le poulain en consomme 20 à 25 litres par jour. Le truc, c’est que le poulain n’est jamais privé, et la jument n’est jamais stressée.

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Le lait récolté est ensuite transformé en une gamme de soins cosmétiques pour le cheval et pour l’homme. Savons, shampoings, baumes… Tout est le plus naturel possible, sans additifs chimiques. Pour tout vous dire, j’ai même ramené un petit savon pour ma femme, et elle en est fan.

Des valeurs qui parlent

Ce qui m’a frappé chez Laure, c’est sa constance. Elle ne fait pas de compromis sur le respect du cheval. Que ce soit pour l’élevage, l’équitation ou la cosmétique, tout est pensée dans le même sens : laisser le cheval vivre sa vie de cheval, le moins de stress possible, et ne prélever que ce que la nature offre en excès. Franchement, j’aimerais voir plus de structures comme Firfol. Loin du bling-bling de certains élevages, ici on mise sur la patience, le lien homme-animal, et la transmission de savoirs anciens. Bref, une vraie bouffée d’air frais.

Si vous voulez en savoir plus sur la gamme Firfol Cosmétiques, je vous invite à lire l’article complet dans le numéro 653 de Cheval magazine, ou à passer directement sur leur site. Et si vous êtes dans le coin, n’hésitez pas à pousser la porte : l’accueil est tellement chaleureux que vous aurez envie de rester.