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Points clés à retenir
- Transmission : Un maître-écuyer qui aimait raconter et partager son art, bien au-delà du cercle des initiés.
- Passion : Un cavalier pour qui le numéro de poste était « presque comme un jeu », une relation simple et joyeuse avec le cheval.
- Héritage : Une figure qui a fait du Cirque d’Hiver un temple mondial de l’art équestre, avec humilité et discrétion.
Un prince discret au bord de la piste
Franchement, la nouvelle m’a serré le cœur. On apprend le décès d’Émilien Bouglione, à 92 ans. Pour tout vous dire, ce nom résonne comme une légende dans le monde du cirque équestre. Le truc, c’est qu’il incarnait une certaine idée de la transmission, loin des paillettes tape-à-l’œil. Ces dernières années, on le disait discret, applaudissant chaque prouesse depuis le bord de la piste avec cette bienveillance qui force le respect.
Le cheval, un jeu plus qu’une contrainte
Dans une vidéo dont on parle, il évoquait un numéro de poste qu’il adorait. Sa phrase m’est restée : c’était « presque comme un jeu ». En vrai, ça résume tout. Moi qui ai passé ma vie près des chevaux, je vous assure que la meilleure relation se construit là-dessus : la légèreté, le plaisir partagé. Pas la domination, pas le spectacle à tout prix. Juste cette complicité qui transforme le travail en jeu. C’était visiblement son credo.
L’héritier d’une dynastie et l’amour du partage
Né en 1934, l’année même où sa famille reprenait le Cirque d’Hiver, il était le fils de Rosa et Joseph Bouglione. On l’a surnommé « le prince du cirque », et pour cause : on dit de lui qu’il a fait de ce lieu le temple mondial de leur art. Mais ce qui me touche le plus, ce sont les mots qui le décrivent : « Il aimait raconter, il aimait transmettre, il aimait aller à la rencontre des non-initiés. »
Bref, c’est ça, pour moi, le vrai savoir-équestre. Ce n’est pas un jargon réservé à une élite. C’est une histoire qu’on partage, une passion qu’on offre avec générosité. Cette image d’un homme qui se glissait parmi le public pour admirer les autres… elle en dit long sur son humilité.
Une émotion qui traverse les générations
L’article source mentionnait un message d’un jeune garçon de 9 ans, Malo, qui disait simplement : « Beaucoup trop d’émotions. je suis un fan. » Franchement, cette petite phrase, elle résume tout. Elle montre que la magie du cirque et le respect pour ces grands artisans, ça ne s’arrête pas aux adultes. Ça touche les plus jeunes, ça crée des vocations, ça perpétue un émerveillement pur. Émilien Bouglione, par son art et sa manière d’être, aura sûrement inspiré des milliers de Malo.
Alors oui, aujourd’hui, le chapiteau semble un peu plus vide. Mais l’héritage, lui, est bien là. Dans chaque cavalier qui cherche la légèreté, dans chaque artiste qui pense d’abord au lien avec l’animal, et dans chaque enfant qui, au bord de la piste, a les yeux qui brillent. C’est de cette transmission-là dont il était le prince. Et pour ça, chapeau bas.

Passionné d’équitation depuis plus de 25 ans, ancien agriculteur du Sud-Ouest ayant grandi entouré de chevaux de trait. Spécialisé en attelage mais cavalier polyvalent, j’ai troqué les concours pour la transmission. Sur AttelageTarnais, je partage ma passion pour le monde équestre dans toute sa diversité : attelage, équitation de loisir, traditions rurales.
