Daniel Naprous, l’artisan des chevaux de cinéma

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Points clés à retenir

  • Transmission : Une histoire familiale qui a débuté avec deux selles et s’est construite patiemment, loin des projets éphémères.
  • Savoir-faire : Une collection unique de harnais, calèches et selles d’époque, au service de l’authenticité à l’écran.
  • Humilité : Une philosophie centrée sur le cheval et le travail d’équipe, à l’opposé du « bling-bling » hollywoodien.

Une rencontre qui sent le cuir et le vrai

Franchement, quand on parle de chevaux au cinéma, on pense souvent aux cascades spectaculaires et aux paillettes. Pour tout vous dire, ma rencontre avec Daniel Naprous, lors d’un grand rendez-vous équestre à Londres, m’a ramené à l’essentiel : le métier, la patience et le respect de l’animal. Loin du star-system, cet homme, que tout le monde appelle Dan, est un artisan. Un vrai. Avec sa sœur Camilla et son père Gérard, il dirige The Devil’s Horsemen, une entreprise familiale spécialisée dans les chevaux de cinéma. En vrai, c’est plus qu’un métier, c’est une passion qui se transmet.

Des blockbusters aux mains d’une famille de passionnés

Le truc, c’est que leur travail, vous l’avez sans doute déjà vu sans le savoir. Ils ont préparé les chevaux pour des films comme Le Dernier Duel, Gladiator II, ou encore des séries comme Game of Thrones. Des acteurs comme Christian Bale ou Emma Stone ont monté leurs chevaux. Mais ce qui frappe, ce n’est pas la liste de stars, c’est l’approche. Dan était là avec neuf chevaux : certains pour une démonstration d’attelage, d’autres pour tirer le traîneau du Père Noël… Bref, des chevaux qui travaillent, polyvalents, loin d’être de simples figurants.

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L’héritage d’un père français et de deux selles

En discutant avec Dan, l’histoire familiale ressurgit. Son père, Gérard, est français. Il a grandi près de Paris, mais c’est vers les écuries d’un château voisin que son cœur balançait, pas vers le garage familial. Il a commencé comme doublure dans des joutes, a fait des spectacles… Une vie de cheval. « Il a commencé dans le métier avec deux selles et pas un seul cheval », m’a confié Dan avec un sourire. Pour tout vous dire, cette phrase m’a marqué. Elle résume tout : on part de peu, avec de la passion, et on construit. Aujourd’hui, ils ont plus d’une centaine de chevaux et possèdent la plus grande collection de calèches au monde. C’est le fruit d’une vie de travail, pas d’un coup de pub.

Le secret ? L’authenticité et le lien avec le cheval

Ce qui fait la force de The Devil’s Horsemen, au-delà des chiffres, c’est cette quête d’authenticité. Ils ne se contentent pas de fournir un cheval. Ils ont des milliers de selles, des harnais, des armures de différentes époques. Pour un film médiéval ou une épopée antique, tout doit être juste. En vrai, c’est un respect immense pour l’histoire et pour le spectateur. Mais surtout, c’est un respect pour le cheval. Le préparer, l’habituer aux décors, aux bruits, aux costumes… ça prend du temps. C’est un lien de confiance qui se tisse. Franchement, c’est ça, la vraie magie du cinéma équestre, bien plus que les effets spéciaux.

Une philosophie à l’opposé du clinquant hollywoodien

 

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Échanger avec Dan Naprous, c’est comprendre que le succès ne se mesure pas aux seuls contrats avec Disney ou Netflix. C’est une philosophie. Une entreprise familiale qui fonctionne comme une équipe, où chacun connaît chaque cheval. Le truc, c’est qu’ils valorisent un savoir-faire ancien – la sellerie, la bourrellerie, l’attelage – dans un monde ultra-moderne. Ils préservent des gestes, des techniques. Bref, ils sont des passeurs. En cette fin d’année 2026, voir cet héritage bien vivant, loin du bling-bling éphémère, ça fait du bien. Ça rappelle que la beauté d’une scène à cheval naît toujours de la patience et du respect partagé entre l’homme et l’animal.